Les nouvelles de la mer : archives
Quand les courants marins changent de sens
Les courants océaniques qui assurent les échanges thermiques entre les pôles et l'équateur auraient changé de sens il y a 55 millions d'années. C'est en étudiant les variations d'isotopes de carbone dans des fossiles d'invertébrés des grands fonds qu'une équipe de chercheurs américains viennent de mettre à jour le phénomène. Cette circulation thermohaline auraient mis quelques milliers d'années pour s'inverser, adoptant ensuite cette nouvelle circulation pendant 100 000 ans, pour revenir à nouveau à leur circulation d'origine. Le responsable ? Le réchauffement climatique (une augmentation de 5 à 8° C en très peu de temps), qui atteint un pic à cette période du Paléocène/Eocène à cause de la grande quantité de gaz à effet de serre (du méthane) contenus dans l'atmosphère.
Rien de nouveau donc, quand les scientifiques nous annoncent que les relevés effectués ces cinquante dernières années laissent supposer que la circulation des courants de l'Atlantique aurait ralenti de 30%… Ils pourraient bien s'arrêter à nouveau, et peut-être s'inverser encore une fois. Le hic, c'est que ces courants remontent aujourd'hui des tropiques en longeant l'Europe de l'ouest, apportant à nos côtes un peu de la douceur des mers tropicales. En s'inversant, c'est directement les eaux glaciales du pôle nord qui descendraient vers le sud… en suivant les côtes européennes. Encore un paradoxe car, en changeant le sens des courants atlantiques, le réchauffement climatique serait finalement responsable d'une baisse des températures en Europe.
Les poissons d'eaux profondes en danger d'extinction
Certaines populations de poissons auraient diminuées de 98% en une génération, chiffre qui les placeraient sur la liste rouge des espèces en danger d'extinction pour l'IUCN. Toutes sont des espèces associées aux fonds récifaux d'eaux profondes, ayant des taux de reproduction très lents et faisant l'objet d'une pêche industrielle intensive. Alors que l'ONU piétine pour tenter de réglementer l'exploitation des zones marines hors eaux territoriales, que le Sénat français préconisait pour 2005/2006 une baisse de 30 à 50% des prélèvements de poissons de fond, l'Union Européenne se contente d'une baisse de 10% pour 2006, deux fois moins que celle recommandée par la commission qui se basait sur les avis alarmant des experts scientifiques consultés. Cette étude faite par une équipe de chercheurs canadiens vient relancer la polémique sur le vide juridique concernant la pêche en eaux profondes dont les techniques sont particulièrement destructrices pour des milieux écologiques extrêmement sensibles.
Pourquoi certains poissons refusent-ils de frayer
Pourquoi certains individus en âge de se reproduire renoncent-ils à accomplir un tel acte essentiel à la perpétuation de espèce ? Une étude sur des stocks de morues de l'Arctique semble montrer que de nombreux facteurs sont en jeu dans le renoncement à accomplir le fraye : Forte abondance de nourriture sur le site d'alimentation, mortalité due à pêche élevée sur le site de fraye, mortalité due à pêche faible sur le site d'alimentation, faible mortalité naturelle, coûts élevées en énergie et en mortalité associés à la migration et à la fraye. Constatant que près de 30% des morues en âge de procréer renoncent à le faire, l'étude avance que l'omission de la fraye peut être plus répandue qu'on ne le croit. Il serait possible d'identifier certaines répercutions potentielles du phénomène pour la compréhension du renouvellement des stocks de poissons et ainsi d'en déduire des modèles plus pertinents pour réglementer les quotas de pêche.
Alimentation : guide des poissons vénéneux
Des spécialistes de la nutrition nous expliquent ce qu'il faut manger. Pour le saumon d'élevage : le saumon européen, à éviter, le saumon d'Ecosse, de Norvège et de l'est du Canada, pas plus de trois fois l'an, le saumon du Maine, du l'ouest du Canada, de Washington et du Chili, pas plus de six fois l'an… On préférera bien sûr, le saumon sauvage qui contient beaucoup moins de pesticides chlorés, de dioxines, de PCB et autres contaminants très apprécié du système nerveux humain que les saumons d'élevage. Mais l'élevage a du bon. En gavant les animaux d'huiles et farines de poissons (les poissons d'élevage mangent du poisson sauvage…), les chairs de ces derniers contiennent plus d'acides gras, les super Omega-3… Ces derniers sont bien connus des personnes souffrantes de maladies du cœur car ces graisses semblent bénéfiques dans ce cas.
Conclusion des nutritionnistes, si vous êtes jeune, n'avez pas de problème de cardiaques, ou que vous êtes une femme enceinte, évitez les saumons d'élevage et préférez ceux sauvages, moins riches en Omega-3, mais allégés en contaminants toxiques. Pour les vieux cardiaques, optez pour la surdose d'Oméga-3… et de dioxines en préférant le saumon d'élevage. On évitera donc le saumon pour les repas de famille transgénération.
|
|
Le perroquet remplace l'oursin diadème
Le récif de corail est une zone de guerre. Les algues et le corail ont besoin d'un substrat solide pour se fixer et chacun cherche à repousser et envahir l'autre pour s'approprier le terrain. Mais que se passe-t-il lorsque la population d'oursin diadème, grand mangeur d'algues, vient à décliner suite à une maladie dans les années 80 ? C'est ce que vient d'étudier aux Bahamas Peter Mumby de l'Université d'Exeter. Le plongeur écologiste, après avoir découpés en transecs deux parcs marins des Bahamas constate que les poissons perroquets assument maintenant le rôle qu'occupaient les oursins diadème pour faire reculer les algues. Ces poissons étant largement pêchés pour la consommation locale, les récifs sur lesquels la pêche est interdite montrent une prolifération d'algues quatre fois moindre que ceux sur ceux où elle est pratiquée. Mais l'inquiétude des scientifiques portait sur les gros mérous. N'étant eux aussi plus pêchés dans les zones protégées, P. Mumby se demandais si ces derniers n'allaient pas proliférer et dépeupler le récif des poissons perroquets dont ils sont friands. Les observations communiquées fin décembre 2005 montrent bien le contraire, les gros mérous ne s'attaquant qu'aux petits perroquets laissant les plus gros accomplir leur travail de désherbage sur le récif. Le scientifique en conclu que la biodiversité permet aux écosystèmes de réadapter lorsqu'un élément extérieur vient perturber l'équilibre (ici, la mort des oursin diadèmes) en réassignant les rôles de chacun. Un nouvel exemple qui montre l'importance de la redondance dans les systèmes complexes.
Les lions de mer et les humains, une cohabitation difficile
A San Cristobal (îles Galapagos), les lions de mer semblent vouloir tirer profit de leur statut privilégié. Ils se permettent d'uriner et de déféquer où bon leur semble, aussi bien sur les plages que dans les places publiques de la ville. Et il semble que l'odeur des excréments de l'animal soit particulièrement mal acceptée par les narines humaines. Les habitants ont donc créé une " task force ". Objectif : nettoyer quotidiennement les lieux urbains fréquentés par ces cétacés malpropres à coup de lance à incendie. Certains veulent " carchériser " les banlieues, les habitants des Galapagos se contente de nettoyer les places après le passage des lions de mer… Les Parisiens ont de la chance de n'avoir que des pigeons.
La licorne de mer a la dent sensible
Plus connu sous dénominatif de Narval, ce cétacé est pourvu d'une dent dont la longueur peut atteindre 2,5 mètres. Même si cette redoutable défense est utilisé pour croiser le fer entre mâles rivaux, une étude ressente a révélée que l'instrument serait parcouru d'un réseau nerveux fort complexe qui se ramifie tout le long et communique avec l'extérieur à travers 10 millions de cavités réparties tout le long.. Il semblerait que cette dent soit un organe sensoriel de première importance pour l'animal capable de détecter des changements de température, de pression ou de salinité.
Et si c'étaient des humain ?
Bouilli en ragoût ou en gelée, ou le cœur cru en sashimi ? Comment le préférez vous ? La consommation de la viande de dauphin est traditionelle au Japon. Le nombre d'animaux prélevé depuis 20 ans atteindrait les 400 000, dans des conditions de pêche qui n'ont rien à envier aux tranchées de Verdun aux meilleurs heures. C'est beau la tradition, mais parfois, il faut évoluer… il semble que le Japon, malgré son engouement pour les hautes technologies ne suive pas dans bien d'autres domaines. Et pas question pour les journalistes de mettre leur nez dans leurs affaires : le dauphin, c'est sacré… Mangent-ils aussi les reporters ?
Visionner la vidéo faite par Sea Shepherd Conservation Society
|
Plonger dans un salon
Oui, c'est possible ! Et c'est du 13 au 16 janvier 2006, au Parc des Expositions de la porte de Versailles. Comme d'habitude, vous défilerez entre les tours operators, les vendeurs d'équipements, les écoles de plongée, les compagnies d'assurances, les vendeurs de livres, les fabricants de vêtements de sport… Le paradis pour le plongeur consommateur. Question écologie ? Nausicaa… bon… Des artistes ? De moins en moins… Par contre, les médias sont nombreux. Les internautes seront sans doute content de retrouver les deux sites favoris que sont Plongée On Line et Plongeur.com sur le salon.
Bref, tout ça ne vaut pas une bonne plongée à la Gabinière…
Les grands fonds n'intéressent pas les gouvernements
C'est ce qui ressort de la dernière assemblée générale des Nations Unis qui s'est tenue fin novembre. Chacun reconnaît la nécessité de mettre fin à une " pêche destructrice " qui détruit les récifs d'eaux froides… mais personne ne veut s'engager sur de quelconques mesures pour stopper ce carnage. Pas de réglementation, les pêcheurs pourront continuer impunément à détruire des récifs de coraux vieux de plusieurs milliers d'années pour exploiter des espèces fragiles, dont les cycles de reproduction sont extrêmement lent. Reste que ces milieux marins ne sont pratiquement pas étudiés (seul 1% de ces récifs ont fait l'objet d'une étude) et qu'ils intéressent les industries de biotechnologie qui espèrent y trouver de nouvelles molécules prometteuses. Favoriser la pêche ou préserver des écosystèmes pour exploiter leur ressources biologique, il semble que même la, les gouvernements ne semblent plus capables de prendre des décisions… Il paraît que l'on va vers une industrie durable et raisonnable… Mais cela peut-il se faire avec des responsables incapables de juger les enjeux et prendre des décisions. Et là, il n'est pas question de préserver la nature pour sa beauté… juste évaluer comment l'exploiter un peu plus intelligemment.
Changement climatique, les Australiens s'inquiètent
Si la température augmente de 1° à 3° d'ici la fin du siècle de 80% à 100% de la grande barrière devrait être détruit, affirme le Ray Berkelmans expert des problèmes de blanchissement. Si seulement ces satanés coraux pouvaient augmenter leur tolérance de 0,1° tout les 10 ans, tout irait mieux. On sait les Scleractiniaires capables de se lier avec des algues symbiotiques plus ou moins résistantes à la chaleur, mais on ne comprend toujours pas comment ils opèrent cette sélection. En attendant, ça n'empêche pas d'envoyer des satellites dans l'espace pour cartographier le blanchissement des récifs tout en refusant de ratifier ce pauvre protocole de Kyoto…
|
|
Les thons rouges n'aiment pas les sushis
Selon le WWF, près de 50 000 tonnes de thons rouges d'Atlantique auraient été prélevées en 2004 alors que les quotas de Commission internationale pour la préservation des thons d'Atlantiques ne dépassaient pas 30 000 tonnes. Pour le WWF, ces pêches sont 2,5 fois trop importantes, ne permettant pas à la population de thons de se renouveler. Le jour où les européens se mettront d'accords et arriveront à respecter ces accords n'est pas encore venu.
Chasse à la baleine, la Norvège ne remplit pas ses quotas
Avec " seulement " 639 petits rorquals harponnés en 2005, la Norvège n'arrive pas à atteindre son quota de 796 prises autorisées par le gouvernement. Les mauvaises conditions climatiques seraient responsables de ce faible rendement. En attendant, il faut bien promouvoir l'activité et les publicités et sollicitations auprès du public se multiplient pour pousser les consommateurs à demander leur steak de baleine. Selon, le Fond International de Protection des Animaux, cette chasse est une absurdité économique. Avec 20 000 touristes qui viennent chaque année observer les baleines, il serait plus raisonnable, et plus durable, de ce pencher sur des stratégies de préservation et de mise en valeur du patrimoine marin du pays plutôt que continuer à alimenter des chaînes de hamburgers.
Les Australiens doivent demander un permis de construire aux poissons
Dans le Queensland (Australie), le Département des Industries Primaires et de la Pêche met en place un projet pour faciliter la cohabitation entre les humains et les poissons. Il s'agit de réglementer les constructions d'infrastructures marines. Premier points, il faut veiller à ne pas troubler l'habitat existant des animaux marins ni gêner ceux qui s'amusent à migrer. Second point, pourquoi ne pas en plus faire des digues, des jetées, oui des fronts de mer " Fish-friendly " (comprenez : "sympathiques pour les poissons") ? Après tout, ça ne doit pas coûter tellement plus cher de faire une digue pleine de trous et de crevasses où il fait bon passer sa vie… quand on est un poisson.
Une approche naturaliste du milieu marin : un cycle de conférences au Muséum d'Histoire Naturelle
Destiné aux plongeurs qui s'intéressent à ce qui vit sous la mer, ce cycle de conférences sur deux journées aborde de multiples thèmes sous forme de conférences, d'ateliers et de visites. Le 13 et 14 Janvier seront traités des sujets aussi variés que les conditions de vie en milieu marin, la libido chez les algues, le mérou ou les responsabilités des plongeurs pour la préservation du milieu marin. Avec des intervenants aux noms renommés comme A. Couté, N. Bailly, P. Louisy ou M. Guillaume ces cycles d'information ne présage que du bon, pour un prix d'inscription de 90 euros.
Renseignement et inscription :
Muséum d'Histoire Naturelle : 01 40 79 48 85
sanchett@mnhn.fr
frenet@mnhn.fr
|
Les scientifiques se réunissent mais que fait la police
Achim Steiner, le directeur général de l'Union mondiale pour la nature (IUCN) a annoncé fin octobre la mise en place d'un plan pour réglementer les activités en haute mer. L'opération sera sur pieds en 2008, et les gouvernements mondiaux pourront la ratifier en 2012. Plus de 700 scientifiques de 70 pays étaient réunis à Geelong (Australie du sud) pour débattre du problème. Aujourd'hui, 20% des récifs de coraux mondiaux sont détruis, et si rien n'est fait, ce chiffre passera à 50% dans moins de 40 ans. L'exemple de certaines localités montre l'ampleur du désastre : par endroits, jusqu'à 90% des récifs sont déjà détruis.
Toutes les activités humaines en rapport avec le milieu marin doivent être reconsidérées, et en particulier la pêche et les écoulement de sédiments d'origines agricole. A. Steiner insiste sur la nécessité d'élargir et de créer de nouvelles réserves marines. Actuellement, seuls l'Australie et les Etats-Unis ont mis en place de vastes zones protégées : la grande barrière de corail est un territoire marin plus vaste que l'Italie.
Quant aux coraux, on les sait fort sensibles aux montées de température ainsi qu'aux changement chimiques de l'eau. De nombreuses études sont encore à mener, mais déjà, il est possible d'espérer que les récifs puissent survivre à des dérèglement climatiques temporaires. Cependant, de nombreux scientifiques s'accordent sur le fait que le récif ne peut supporter à la fois des dérèglements passagers et une pression anthropique sous une autre forme (pollutions, pêche…). Il est donc urgent de protéger des espaces afin de ne pas rajouter de stress supplémentaire aux espèces déjà fortement touchées par l'augmentation de la température et de l'acidité des eaux.
Le blanchissement vu de l'espace
Pouvoir suivre le blanchissement des coraux mondiaux en continu, c'est ce que pourrait proposer l'Agence Spatiale Européenne par le biais du satellite MERIS. Capable de réaliser des images d'une résolution de 300 m, le satellite rend possible la détection de récifs affichant un degré de blanchissement de 7 à 8%, et ce, jusqu'à 10 m de fond. Cette technique permettrait de cartographier l'ensemble des récifs du monde en donnant une information assez précise sur leur état de santé. Bien sûr, les Australiens qui possèdent la plus grande barrière du monde se montrent fort intéressés par cette application. Si on peut le faire avec le blanchissement des coraux, peut être peut-on envisager avec celui de l'argent ?
La vague de l'énergie renouvelable
Eolienne ? Panneaux solaires ? Non, l'avenir de l'énergie est peut être sous la mer. L'hydrolienne, une sorte d'éolienne sous-marine mise en mouvement par les marées semble encore avoir un avenir prometteur. Juste une turbine placée au fond de l'eau, l'appareil est ne crée aucun désagrément sonore, aucune pollution, ne dégrade pas le paysage, et permet de produire d'assez grandes quantités d'électricité, et de planifier cette production. Les marées ne sont pas comme le vent, elles, elles sont parfaitement connue à l'avance. Avec 4500 hydoliennes immergées sur une vingtaine de kilomètres de côtes, la France pourrait produire jusqu'à 10% (5 GW) de son électricité à un coût sensiblement moins cher que ne le fait le nucléaire aujourd'hui. Bien sûr, cette estimation repose sur les régions côtières bénéficiant des conditions de marées les plus favorables. Mais installer 200 km d'hydroliennes, pourquoi pas ? Si on y ajoute l'énergie des vagues récupérée à l'aide de bouées qui, en montant et descendant vont actionner des générateurs, peut être recouvre-t-on les besoins électriques du pays ? Reste le solaire et le vent pour les surplus…
Mais la France se montre à la traîne dans ces innovation. Alors que l'Espagne, la Norvège, le Royaume uni et les Etats-Unis semblent s'y intéresser de près, notre pays reste cantonné à un réseau hydroélectrique déjà totalement exploité et à l'idée fixe d'arriver un jour à maîtriser la fusion nucléaire. Bref, on n'a pas de pétrole, il serait temps d'avoir un peu plus d'idées.
Les requins polynésiens pourront continuer à jouer du Ukulele
Suite à la pétition lancée par longitude 181 pour signifier au gouvernement polynésien le désaccord des amoureux de la mer sur les maltraitances dont les requins sont sujets (pêche pour les ailerons, shark feeding, pêche pour l'artisanat), ce dernier lâche des promesses. Pêche et commercialisation des requins pour leurs ailerons, ainsi que le commerce de dent et mâchoires devraient être interdites. De plus, certaines espèces devraient accéder au prestigieux statut d'espèces protégées.
Il aura fallu près de deux années de mobilisation et 30 000 signatures pour obtenir cet engagement. Reste à espérer qu'elle se réalise un jour. Chacun sait bien que promesse et politique…
|
|
Professionnel, un terme à inventer pour la plongée française
Une enquête réalisée par Laëtitia SCUILLER et publiée sur le site Plongeeonline rompt le silence sur le trafic de stagiaires pédagogiques dans les centres français et l'assurance d'être des clients assidus de l'ANPE pour les titulaires du BEES1. Bref, le monde professionnel de la plongée en France défie toutes les lois du travail. Entre guerre d'écoles, luttes d'influences, opportunités de statuts " mixte " (le commerce associatif, un vrai paradis), concurrence de moniteurs (à quand le MFEES ?) et absence de véritable syndicat professionnel, on se pose (enfin ?) des questions sur les " professions " de la plongée loisir. A lire avec délectation ce rapport qui semble toutefois faire la part belle aux BEES, les présentant comme de vrais professionnels, bien formés et compétents, mais évitant de poser la question sur ce que doivent être les réelles compétences d'un professionnel exerçant dans un cadre commercial. Combien de BEES connaissent le milieu qu'ils font visiter, les animaux qui y habitent, l'histoire de la région, la vie des pêcheurs… Le moniteur de plongée doit-il juste être un technicien pédagogue capable d'enseigner la plongée ou élargir son champs d'action à une réelle animation touristique ? Ces questions, les centres commerciaux doivent sans doute se les poser… sinon, qu'offrent-ils de plus que des structures associatives et des moniteurs bénévoles passionnés ?
Chasse à la baleine, Norvège ne remplit pas ses quotas
Avec " seulement " 639 petits rorquals harponnés en 2005, la Norvège n'arrive pas à atteindre son quota de 796 prises autorisées par le gouvernement. Les mauvaises conditions climatiques seraient responsables de ce faible rendement. En attendant, il faut bien promouvoir l'activité et les publicités et sollicitations auprès du public se multiplient pour pousser les consommateurs à demander leur steak de baleine. Selon, le Fond International de Protection des Animaux, cette chasse est une absurdité économique. Avec 20 000 touristes qui viennent chaque année observer les baleines, il serait plus raisonnable, et plus durable, de ce pencher sur des stratégies de préservation et de mise en valeur du patrimoine marin du pays plutôt que continuer à alimenter des chaînes de hamburgers.
Les pêcheurs à la trace
Ceux qui croyaient qu'une fois au large, ils leur étaient possible de faire ce qui leur plaît se trompaient. En France, 400 navires sont équipés de " boites bleues ". Ces dispositifs reliés au GPS du navire enregistrent la position de ce dernier et permettent de transmettre automatiquement aux autorités les routes suivies. Mais il en est de ces systèmes comme des compteurs EDF : un rien suffit à les " perturber " et les kits de trucage se négocient autour de 3000 euros l'unité en Corée.
La parade ? Contrôler nos pêcheurs par des satellites. Grâce aux satellites Radarsat et Envisat et un satellite de télédetection on pourra bientôt traquer nos pêcheurs au mètre près. Avec la boite bleue et trois enregistrement radar, nos marins auront bien du mal à échapper aux poursuites lorsqu'ils seront suspectés de pêcher dans le jardin du Luxembourg. Mais il faudrait encore des escadrilles pour constater l'infraction et bien sûr des dispositifs encore à inventer pour surveiller les mailles de filets utilisées… Reste à contacter la NASA, le capitaine Kirk, Fox Mulder et Madame Irma… Et si ça ne suffit pas j'appelle Dart Vador.
Les Nation s'unissent pour les grands fonds
Et pour une fois, il ne s'agit ni des grands fonds de pension, ni des fonds d'investissement… seulement les fonds des océans. Mais il semble que l'ONU en ai assez que des flottes de pêche de toutes nationalités sillonnent les océans en faisant racler leurs filets sur les récifs de coraux d'eaux froides et d'eaux profondes. En dehors de zones économiques exclusives (360 km des côtes d'un pays), le pêcheur ne relève plus de la souveraineté d'un état. Il échappe donc aux règles de tout pays sur la pêche. Alors, comme les ressources halieutiques sont de plus en plus rares, nombreux sont ceux qui labourent de plus en plus loin et de plus en plus profond pour ramener de quoi remplir les cageots. Et tant pis pour la biodiversité des profondeurs, si riche et si mal connue. Alors, l'ONU qui est le seul organisme transnational qui s'intéresse un peu à l'état de notre planète, à son futur, et à notre futur par la même occasion, veut interdire la pêche à des profondeurs de plus 400 mètres. Ainsi, on évitera de détruire des écosystèmes entiers pour une pêche à court terme. A court terme, parce que ces récifs profond ont des cycles de renouvellement très lent. Une fois passés au chalut, il faudra attendre des dizaines d'années avant qu'ils ne se repeuplent, s'ils le font un jour… Mais comme toujours, les pêcheurs protestent. Faut-il sauver les écosystèmes marins ou bien les pêcheurs ? Faites votre choix…
|
Les tortues luth à la trace
Ces énormes tortues marines sont, bien entendu, en grave danger d'extinction. Alors, le WWF se dépêche de mieux les connaître avant qu'elles ne disparaissent. Pour cela, l'organisation vient de placer 25 balises Argos sur des individus d'Atlantique afin de mieux connaître leurs migrations. Sachant que ces animaux subissent des pertes s'élevant à plusieurs milliers d'individus par an, suite à des captures accidentelles, il pourrait être utile de connaître leurs trajectoires afin d'éviter ces dernières lors d'opérations de pêche. Et puis, Ca permettra sans doute de mieux comprendre le comportement migratoire des tortues marines, qui, aujourd'hui reste peu étudié.
Suivez vous aussi les tortues Luth sur internet en suivant ce lien.
Le mythe du grand Kraken pris en photo
La pieuvre géante mythique des peuples nordiques a été prise en photo par des scientifiques japonais. Un calamar de près de 8 mètres de long du genre Architeuthis. Certes, de nombreux restes trouvés dans le ventre des cachalots, ainsi que des juvéniles échoués sur les plages avaient levé le mythe du calamar géant depuis des années, mais photographier la bête à 900 mètres de fond est une première. L'animal se montre agressif et attaque sa proie en enroulant ses tentacules autour comme le ferait un python. Ca donnera à réfléchir avant de pratiquer la plongée profonde…
Les poissons bénéficieront enfin du confort minimal
Avec la vingtaine d'éoliennes que la France veut ancrer à 7 km au large de Veulettes-sur-mer (Seine-Maritime), les animaux marins pourraient au moins éclairer les récifs. Mais pas question d'offrir cette énergie aux poissons, c'est le consommateur français qui est concerné. La facture s'élève à 100 Euros le Mega Watt (contre 45 sur le marché de l'énergie) et c'est une installation d'une puissance de 105 MW qui est projetée pour 2007. Bien sûr, ce surcoût sera réparti sur la facture d'électricité de chacun d'entre nous. Il serait intéressant de connaître alors le bénéfice de l'entreprise qui aura à charge ce projet.
Question environnement, peu de question semblent s'être posées. Les engins risquent-ils de dénaturer le paysage côtier ou représentent-ils une gène pour la faune et la flore marine ? Bon, comme il s'agit d'énergies " non polluantes " et " renouvelables " on ferme les yeux. Mais les éoliennes sont-elles vraiment " non polluantes " ? Qui s'informe sur leur fabrication, et leur installation sur site ?
Dauphins anti-terroristes en liberté
Inquiétude après le passage de Katrina sur la Louisiane : des dauphins tursiop formés par les forces armées américaines à " éliminer " des agresseurs sous-marins se seraient échappés des piscines d'entraînement où ils étaient gardés. Ces dauphins, capables de projeter des dards empoisonnés sur des plongeurs, semblent inquiéter les autorités qui craignent que ces derniers ne confondent de simples surfeurs ou plongeurs sportifs avec des cibles ennemies. Ces projets d'entraînement de cétacés étant très secrets, les autorités se gardent bien de révéler la situation, et la question de savoir si ces prétendus dauphins évadés seraient encore équipés de leur armement reste sans réponse. Qu'on se rassure, les dards empoisonnés ne font qu'endormir la victime…
|
|
Greffes tissulaires, les éponges encore sollicitées
Non, pas question d'emprunter un morceau de Microciona prolifera, l'éponge à barbe rouge, pour remplacer votre épiderme malmené par une vilaine brûlure… Mais étudier comment les cellules des tissus sont susceptibles d'accepter ou de rejeter une greffe, là, l'éponge a son mot à dire. Organisme simple, facile à étudié en laboratoire, et offrant une structure de base "similaire" à celle du système humain, M. prolifera est un candidat de choix. Ne reste qu'à greffer sur un individu des morceaux provenant d'autres individus (prudence Dr Frankenstein) et observer le comportement des cellules et des molécules. Certaines ont déjà été identifiées comme favorisant le rejet et les chercheurs émettent l'hypothèses qu'elles pourraient représenter une forme primitive des cellules tueuses de notre système immunitaire. Pas de conclusions immédiates mais des recherches à mener pour mieux comprendre nos réponses immunitaires.
Les gros ont la pêche
En matière de pêche, l'opinion commune est favorable à prélever les grands individus adultes, et laisser libres (ou rejeter) les plus petits. Une belle morale qui s'appuie sur le fait de laisser les jeunes se reproduire pour maintenir les stocks. Mais selon C. Birkeland de l'université d'Hawaï, cette approche ferait totalement fausse route. En effet, les adultes de grande taille pondent plus d'œufs que les petits, et les chances de survie de leur progéniture sont meilleures chez les femelles âgées (une croissance plus rapide et une durée de vie plus longue). Il faudrait donc, suivant les espèces, mettre en place des règlements sur les prélèvements tenant compte de ces données. A l'âge de la surpêche et de l'épuisement des stocks, il serait temps de mener de vraies études afin de pouvoir organiser intelligemment une activité qui, sans cela, mènera rapidement à l'épuisement des espèces, à la faillite de la profession de marin pêcheur, et à la pénurie alimentaire pour de nombreux groupes humains.
Les grands fonds, bientôt côtés sur le marché de l'immobilier ?
Avec 200 expéditions menées par les Etats-Unis depuis 1990 et des géants pharmaceutiques qui les regardent avec envie, les grands fonds ne manquent pas d'intéresser ceux dont le profit semble la préoccupation première. Quand on sait que le chiffre d'affaire des biotechnologies marines s'élève à plus de 100 milliards de dollars par an, pas de surprise à rencontrer des moissonneuses batteuses à plus de 1000 mètres sous la mer. Mais cet engouement inquiète l'université des Nations Unies qui demande une réglementation sur la bioprospection marine. A-t-on idée de vouloir des réglementations pouvant nuire à la liberté d'un profit toujours croissant?
|
Toujours pas la pêche…
Alors que le conseil des ministres européens décide de prolonger l'arrêt de la pêche aux anchois dans le golfe de Gascogne, que les stocks de morues du Canada et du Groenland, et de merlus au Royaume-Uni font grise mine, la FAO nous explique que, de toute façon, les chiffres et analyses permettant d'évaluer les stocks et de doser l'effort de pêche ne sont d'aucune garanti quant à la durabilité des pêcheries et la préservation des ressources. En effet, les analyses se basent sur les variations des captures ce qui ne tient absolument aucun compte de la complexité des écosystèmes ni des changements survenus dans les techniques de pêche. Evidemment, un navire moderne et bien équipé ramènera autant, voir plus d'anchois, qu'un petit pêcheur dans une barque à rames, même si les stocks ont gravement diminué. De plus, les personnes un peu informées sur les écosystèmes savent bien que les modifications d'équilibres se produisent par paliers et que donc, il est possible d'entamer un stock durant plusieurs années sans baisse notable des captures, jusqu'au jour ou un point de déséquilibre est atteint et la production s'effondre.
La FAO explique donc que, en plus des baisses enregistrées des prises de certaines espèces (qui sont alors indiscutablement surexploitées), le travail d'étude et d'analyse scientifique réalisé ne permet pas d'apprécier l'état des stocks, et donc, le risque de surexploitation pour de nombreuses autres espèces ne montrant (pas encore) de signes apparents de déclin. Vers une gestion durable des ressources marines… on est loin du compte.
Mondialisation : le village
Et les méduses n'y échappent pas… Il semblerait que la dispersion dans toutes les mers du genre Aurita remonterait à moins de 500 ans. Mais c'est pendant ces cinq derniers siècles que le commerce maritime s'est développé jusqu'à devenir ce qu'il est aujourd'hui. Et les ballastes des navires, chargés d'équilibrer ces derniers lorsqu'ils naviguent sans cargaison, sont remplis d'eau au départ et vidés à l'arrivé. Ca en fait des animaux marins qui voyagent gratuitement… Selon Mike Dawson de l'université de Californie, c'est près de 25% des espèces trouvées dans les grandes zones portuaires internationales qui seraient non originaires de la région. Et oui, les poissons, ils faut vous y faire… c'est ça la mondialisation. Mais les Américains, pourtant adeptes du concept ne semblent pas favorables à cette version de l'immigration. Il faut dire que les espèces non-indigènes, et de surcroît invasives, leur coûtent plus de 120 millions de dollars par an. La mondialisation, c'est juste bon quand ça rapporte des dollars, pas quand ça en fait perdre.
Corail en danger… on frise le pléonasme
Nouveau rapport de la NOAA : les coraux des mers appartenant aux USA sont en déclin. Sans doute la faute aux Irakiens… mais une petite guerre arrangera tout ça… Passons… Que ce soit en Californie, aux Caraïbes ou dans les îles américaines du Pacifique, les observations montrent que les récifs semblent décliner plus ou moins lentement. Mais pour rassurer les Américains, ceux du reste du monde ne vont pas mieux. Seulement 30% des récifs mondiaux sont jugés en bonne santé en 2004 contre 41% en 2002. Quand on apprend que 80% à 98% des Acroporas sont morts dans les Caraïbes que doit-on espérer ? Plongez, plongez maintenant, avant qu'il ne reste rien…
La FAO demande des aides pour les pêcheurs Yéménites
Le tsunami de décembre 2004 ne s'est pas limité aux côtes d'Asie du sud-est. Le Yémen affiche plus de 2 millions de dollars de dégâts. Entre autre, le secteur de la pêche semble le plus touché : installations portuaires, navires et matériel divers sont inutilisables. Et les pêcheurs… pauvres pêcheurs… La FAO (Food and Agriculture Organization) lance donc un appel pour réunir les fonds afin d'aider les 50 000 pêcheurs à récupérer du désastre. Bon, il faut aussi savoir que les Yéménites sont spécialisé dans la pêche aux requins dont ils n'exploitent, comme il se doit, que les ailerons destinés au marché asiatique. Comme les ressources s'épuisent, l'industrie de la pêche aux requins fait de même. Alors, faut-il investir aveuglement 2 millions de dollars pour aider des pêcheurs qui ne montrent aucune capacité à gérer leurs ressources halieutiques ? On attend de la FAO qu'elle propose un plan de gestion un peu plus fouillé que juste subventionner des pêcheries parfois irresponsables.
Effet de serre
L'ASEAN (Association des nations d'Asie du sud-est) met en place un protocole pour limiter les gaz à effet de serre. Les Etats-Unis (que font donc les Etats-Unis en Asie du sud-est ?), l'Australie, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l'Inde proposent d'œuvrer pour développer des échanges de technologies pour cela, tout en soutenant, bien sûr, la croissance économique. Rien d'autre, et surtout, aucune contrainte. Ca laisse les Européens dubitatifs (ni les USA, ni l'Australie n'ont signé le protocole de Kyoto) et fait rire (ou pleurer) les associations d'écologistes.
|
|
Eoliennes offshores, peu d'études d'impacts
Les pays nordiques utilisent de plus en plus cette stratégie d'énergie renouvelable : les éoliennes bâties ou encrées en mer. Elles présentent l'avantage de bénéficier de sources de vents favorables et évitent aux riverains le désagrément sonore souvent reproché aux parcs d'éoliennes. Cependant, qu'en pensent les sardines et les bigorneaux ? Personne ne le sait… Aucune étude sérieuse d'impact n'a été mené sur le sujet. Selon A. Gill, de l'université de Cranfield (Royaume-Uni), les moulins à électricité pourraient perturber de nombreuses espèces : nuisances sonores, champs électromagnétiques, et risques de collision induiraient des changements de comportement chez de nombreux animaux marins. Mais, d'autre part, ces structures immergées seraient aussi susceptibles d'agir comme de véritables récifs artificiels, offrant des zones d'abris et d'implantation pour la faune et la flore. Le sujet semble encore à étudier… reste à ouvrir des budgets.
Le prix des récifs s'affichent
Comme il n'y a que ça qui semble faire bouger les choses, la mode aux Etats-Unis est d'afficher les prix des récifs de corail. Pour motiver les autorités à dépenser de l'argent pour leurs protections ou pousser à la prudence ceux qui risqueraient d'endommager le récif par leurs activités, parler de millions de dollars se montre tellement plus persuasif que d'être bêtement émerveillé par la nature. Pour Guam (une île américaine en Micronésie) le prix est évalué à 147 M$ par an, dont les deux tiers seraient dus au tourisme. Pour Hawaii, c'est 300 M$ qui est affiché. Maintenant que les prix sont connus, il ne reste plus qu'à créer un marché du récif de corail afin de pouvoir vendre ou louer ces derniers. Les poissons auront-ils le droit de spéculer sur ce marché, de devenir propriétaires ?
Difficulté de trouver des mâles pour les femelles corpulentes
Le mâle du crabe de Californie se construit un petit terrier, et, depuis le pas de sa porte, appelle les femelles à venir le rejoindre. Mais Madame crabe passe de terriers en terriers. Ce ne semble pas être son partenaire qui l'intéresse mais son terrier. Ce dernier doit avoir la meilleur dimension pour permettre un développement des œufs optimal. La belle peut visiter jusqu'à plus de cent garçonnières avant de se décider à entrer. Mais encore faut-il que la taille de la femelle n'excède pas celle du mâle. Sans quoi, elle ne pourra entrer et devra trouver un autre compagnon pour ses amours. Mesdames crabe, plus vous êtes corpulentes, moins vous pouvez vous permettre de faire la fine bouche pour ce qui est du choix de votre partenaire…
Moins cher que le viagra
Les œufs de la tortue marine Olivatre (Lepidochelys olivacea) sont recherchés pour leurs supposés pouvoirs aphrodisiaques. C'est sans doute ce qui a conduit le massacre d'une centaine d'individus à Escobilla beach, au sud d'Oaxaca (Mexique). L'espèce est considérée en danger et protégée par la loi mexicaine. Suite à ce carnage, les autorités du pays n'ont pas hésité à envoyer deux navires gardes côtes pour renforcer la surveillance des plages où les reptiles viennent pondre. A près de 10$ US l'œuf, il est facile de comprendre que nombreux sont les braconniers prêts à risquer jusqu'à 9 ans de prisons pour assurer ce commerce. Quant aux tortues elles-mêmes, s'il faut les massacrer pour se procurer leurs pontes, il n'y a pas à hésiter. Encore la nature qui tente de survivre au dollar… C'est entre autre ça le "modernisme".
Contre la canicule, le vers de Pompéi
L'animal vit par plus de 200 mètres de fond dans des cheminées volcaniques dans lesquelles la température avoisine les 120 degrés avec un taux d'acidité extrêmement élevé. Mais Alvinella pompejana se porte bien… merci. En fait, le vers régule son PH (proche de celui de l'eau) ainsi que sa température (légèrement inférieure à la température ambiante). Un bonheur pour les autres espèces qui désirent s'installer dans ce lieu de villégiature que sont les cheminées sous-marines puisqu'elles peuvent bénéficier de la climatisation locale que ces vers assurent en refroidissant l'eau qu'ils ventilent. Mais le vers de Pompéi ne fait pas ça gratuitement et c'est d'abord pour assurer un cadre de vie agréable aux bactéries qu'il consomme qu'il se donne tout ce mal. Toujours l'intéressement…
|
Koh Lanta, bêtise et sauvagerie
Selon le WWF, la dernière mouture de Koh Lanta, fameuse émission de télé-débilité de TF1, montrerait quelques " aventuriers " oubliant que nous sommes au XXIième siècle, que l'homme a déjà largement dégrader sa planète et qu'il est peut être un peu temps pour lui d'envisager ses responsabilités. Les Robinsons de TF1 n'en sont pas là, puisqu'ils se laissent aller à faire des barbecues de Puffins Fouquets (une espèce protégée en Nouvelle Calédonie), de la chasse à la chèvre prêt de mettre bas, des ragoûts de bénitiers, et brochettes de chauves-souris. Bref, le niveau de civilisation semble au plus bas à Koh Lanta. Un bonheur de faire profiter plus de 7 millions de personnes de ces comportements débiles et leur démontrer que l'homme, il en as une grosse, et qu'il a bien le droit de saccager ce qu'il veut, quand il veut et où il veut…
Il semblerait que les équipes de tournage se montrent du même niveau puisqu'aucune mesure n'a été prise pour empêcher ces destructions sauvages (et certainement illégales). Selon le WWF, TF1 répondrait même que la Ligue pour la Protection des Oiseaux ne considérait pas ce puffin comme protégé… Donc, pourquoi s'en faire ? Juste que la LPO dément totalement cette affirmation, affirme n'avoir jamais été consulté par TF1, et a saisi le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) pour qu'il soit donné suite à cette affaire. Allez, et si on boycottait TF1 ? Même qu'on pourrait leur écrire ?
Europe et pollution : pas très crédible
Conseil européen des ministres des Finances ce 12 juillet… pour parler des pollutions maritimes. A ce demander si ces problèmes sont du ressort des Finances ? N'y-a-t-il pas des ministres de l'environnement ? Grandes annonces : "Les rejets illégaux et les négligences graves doivent être combattus à tout prix. La menace de sanctions aidera à protéger nos côtes". Bien sûr Malte, Chypre et la Grèce rechignent. Pas facile d'harmoniser les finances et les sanctions dans une Europe qui compte deux pavillons de complaisance… sans parler du quasi paradis fiscale qu'est le Luxembourg.
L'affaire se conclue quand même de façon pas trop négative. D'une part les condamnations s'étendent en cas "d'imprudence ou de négligence grave", et non plus seulement en cas de "faute intentionnelle" ou de "comportement téméraire", et d'autre part les peines sont alourdies (de 150 000 à 1,5 million d'euros) et étendues à l'ensemble des responsables (le capitaine, le propriétaire, l'armateur, le gérant, l'affréteur, la société de classification… le petit labyrinthe de la complaisance, quoi…). Il n'y a pas là de quoi se réjouir, rappelons que la facture du Prestige a été évaluée à plus d'un milliard d'euros et que la France seule à déboursé plus de 50 millions d'euros… Qui paît la facture?
Un nouveau dauphin : Orcaella heinsohni
Les Australiens croyaient qu'il s'agissait du dauphin Irrawaddy (Orcaella brevirostris), un animal d'asie qui fréquentes les zones côtières et les rivières. Mais, Isabel Beasley, de la James Cook University, vient de séparer l'espèce et la nommer Orcaella heinsohni. Bienvenu…
|
|
Vers la lumière
Dans le noir, quand on est agressé, rien de tel que d'illuminer son quartier afin de rendre l'agresseur visible par tous. C'est certainement pour cette raison que nous autres avons mis des réverbères dans nos villes, et aussi pour cette raison que ne nombreux animaux des grandes profondeurs sont bioluminescences. En éclairant, l'agresseur devient identifiable par d'autres, ce qui le rend vulnérable à ses propres prédateurs. Ainsi, le paradigme de " défense " était largement mis en avant pour expliquer la bioluminescence des animaux des abysses.
Mais l'observation d'une méduse du genre Erenna à 2000 mètres de fond nous apprendrait-elle autre chose ? Ce siphonophore montre des amas bioluminescents très localisés, dont la forme rappelle celle de certains copépodes (petits crustacées) consommés par les poissons. De plus, le siphonophore est souvent observé entouré de poissons, ce qui peut sembler rare à de telles profondeurs (on ne croise pas grand monde à plusieurs milliers de mètres sous la surface). Dernière observation, les cellules bioluminescentes de la méduses sont retrouvés dans l'appareil digestif des poissons des grands fonds. Ce qui fait dire aux scientifiques que l'objet de cette luminescence n'est pas la défense mais l'attaque, ou plutôt, attirer ses proies en utilisant un leurre. Les poissons sont ainsi attirés par la lumière de la méduse qui tentent d'ingérer ces leurres lumineux… Le cnidaire n'a plus qu'à piquer les naïfs, puis les ingérer. Comme quoi, nos pêcheurs n'ont rien inventés avec leur cuillères en acier et leurs calamars en plastique fluorescent.
Va te coucher !
C'est ce qu'aimerait peut être dire une maman dauphin à son petit. En effet, les jeune dauphins de dorment pas pendant les premiers mois de leur vie. Le sommeil vient progressivement, par périodes de plus en plus longues. Tout le contraire des autres mammifères, y compris nous-mêmes. On pensait le sommeil du jeune indispensable au développement physique et mental de l'individu, mais les dauphins nous montrent le contraire… Va-t-on revoir nos mode d'éducation pour nos bébé afin de voir si, en privant les nourrissons de sommeil, on forme des adultes plus épanouis ? Ca va pleurer dans le chaumières…
Les cnidaires ne sont pas si vieux que ça
L'idée que les cnidaires se seraient développés plusieurs dizaines de millions d'années avant l'apparition des premières créatures bilatériennes (à symétrie latérale, comme nous, quoi…) serait fausse. Une étude génétique semble montrer que l'ancêtre du cnidaire serait un ver nageur de plus de 543 millions d'année, et qui aurait donnée deux lignées : une bilatérale et une symétrie radiaire.
Le faite que certains supposent que les coraux ont plus de gènes en commun avec les vertébrés que la drosophile semble retenir l'attention des scientifiques qui souhaitent lancer un séquençage complet afin de savoir si oui ou non notre ancêtre avait des tentacules sur la tête.
|
Baleines : encore une année de sursis
Fin, ce 24 Juin, de la 57ième Commission Baleinière Internationale… Le Japon, malgré sa volonté de s'attirer, contre pots de vin, la faveur des votes de petits pays du Sud, ne réussit pas encore à éventrer le moratoire sur la chasse à la baleine, ni à obtenir les autorisations pour une recherche "scientifique" qui tue plus de 1000 baleines par an. Ceci dit, rien n'arrête la science et, malgré l'opposition de la majorité, les Japonais et les Islandais continuent de maintenir leurs perspectives de chasse scientifique pour l'année 2005.
De toutes façons, avec des prises accidentelles (filets dérivants) s'élevant à plus de 300 000 individus chaque année, le peuple de cétacés sera décimé bien avant que l'espèce humaine n'ai "scientifiquement étudié" ces espèces, et n'accepte que ses représentants siègent pour décider leur sort dans une quelconque commission. Après tout, c'est qui le maître ici !?
L'industrie veut des mesures de protection de l'environnement
Non, on ne rit pas… C'est ce qu'a demandé un regroupement de 12 industries britanniques à son gouvernement. Et pas les plus écolos de toutes… BP, Shell, une banque, on croit rêver… Il y a un film comme ça où des extra-terrestres très écolos "déconnectent" des humains pour qu'ils comprennent à quel point ils font n'importe quoi avec leur planète. Peut-être ont-ils été déconnectés ces industriels? Mais, non, en réfléchissant il est facile de comprendre que des mesures "environnementales" sont l'occasion de créer de nouveaux marchés, de vendre plus cher certains produits sous prétexte de "protection de l'environnement", et de se tirer encore plus la bourre entre industriels dans une concurrence ou l'argument écologique ne sert qu'à décorer les publicités et remplir le carnet de commande. Déjà, les pétroliers sont dans la place et proposent de l'essence écologique pour une modique augmentation de prix. Bien sûr, ceux qui ne paieraient pas ce petit surplus se verraient montrés du doigt et dénoncés comme les plus infâmes pollueurs de la planète… Pendant ce temps, les pétroliers s'enrichissent. Ouf, le monde est toujours le même... sans aucun scrupule.
Retour de la marine " à voile "
En accumulant les coûts liés à la montée des prix du pétrole, les problèmes de pollution engendrés par l'usage des moteurs à explosion, et les avancées technologiques en matière de production d'énergies renouvelables, certaines sociétés de constructions navales envisagent de revenir à… la marine à voile. Enfin, une version high-tech… Un prototype est en cours d'étude. Il sera fourni en énergie à 50% par les vents, les vagues et ses voiles recouvertes de cellules photovoltaïques, et pour le reste par un générateur à hydrogène et oxygène pour fournir de l'énergie à une turbine. L'objectif visé est une énergie totalement renouvelable et une pollution marine et atmosphérique zéro.
Capable de transporter plus de 10 000 voitures, le navire baptisé Orcelle, doit aussi résoudre le problème que pose les ballastes des grands navires de transport. En effet, afin de pouvoir naviguer à vide, les navires remplissent leurs ballastes d'eau afin de maintenir leur équilibre. Les conséquences sont la pollution de ces eaux qui sont rejetées lorsque les ballastes sont vidés, et le transport d'une faune et flore marine d'un océan à l'autre avec tous les risques de voir certaines espèces envahir des eaux au détriment des espèces endémiques. Un nouveau plan de construction devrait remédier à ce problème en supprimant les ballastes.
L'ONU au secours des grands fonds
Dans un récent rapport, l'ONU envisage de proposer des accords pour protéger les grands fonds d'une utilisation dévastatrice. Les scientifiques se rendent compte qu'avec certaines régions montrant plus d'un millier d'espèces différentes au mètre carré, un chiffre d'affaire de 100 milliards de dollars en 2000 dans le secteur des biotechnologies marines et des milliers de molécules provenant de la mer en court de test dans les laboratoires de pharmacologie, le monde marin a bien de la valeur. Alors, quant les dollars sont en jeu, on pense protection...
La France n'aime pas l'eau
Les taxes sur les pollutions aux nitrates sont levées pour les agriculteurs, des consommateurs taxés à 82% (contre 4%) pour l'agriculture pour assurer le budget des agences de l'eau, aucune orientation vers une application sérieuse du principe du pollueur payeur, et aucune disposition marquante permettant de faire reculer d'une manière significative les pollutions diffuses majeures, la loi sur l'eau a été adoptée le 14 avril en première lecture. On s'inquiète d'apprendre un si faible niveau de volonté de la part des législateurs après avoir lu le rapport sur la qualité de l'eau du Muséum national d'histoire naturelle publié début Juin. Pour Jean-Claude Lefeuvre, professeur émérite au Muséum, de 50% à 75% des masses d'eau de surface et souterraines sont gravement dégradées.
On reconnaît bien là l'immobilisme français pour surtout ne pas brusquer les marchés et les lobbies, quitte à continuer à vider nos poubelles n'importe où.
|
|
20$ le requin !
En Australie, les requins commencent à monter des réseaux de prostitution. Le plongeur devra payer 20$ pour voir l'animal totalement nu dans son milieu naturel. Volonté de protéger les requins nourrices gris (espèce signalée comme "fortement menacée") des contacts trop fréquents avec les touristes, cette loi ne fait pas l'unanimité, surtout chez opérateurs de plongée sous-marine. Augmenter le prix de la plongée de plus d'un tiers, les plongeurs aiment-ils assez leur mer pour aller jusque là?
Le terrible sonar basses fréquences
Un torpilleur passe, 80 dauphins s'échouent, quelques manœuvres de la marine militaire, 40 baleines sont retrouvées mortes, test de sonar dans le détroit de Haro, des centaines de tortues et d'épaulards s'enfuient à toutes nageoires… la liste de ces faits divers et trop longue pour être reprise. A n'en pas douter, ces engins basses fréquences perturbent l'orientation et la navigation des animaux marins et particulièrement des cétacés. Pour ces derniers, la remontée après plongée est, comme pour nous les plongeurs, un passage délicat où il faut gérer la vitesse et la profondeur avec précaution. N'allez pas croire que les baleines ne souffrent pas d'accidents ou de maladies de décompression ! Les animaux respirant de l'air et s'aventurant en profondeur courent tous les mêmes risques, selon des échelles différentes, bien sûr. Un coup de sonar base fréquence et l'animal ne sait plus où il est, à quelle profondeur, et quelle est sa trajectoire et sa vitesse… On ne vous a pas appris à contrôler et à respecter vos paramètres de plongée vous ?
L'art de se tenir à table avec un casque
A table ! scaphandriers ! est le titre du dernier livre de Gérard Loridon. On ne présente plus le personnage, pionnier de la plongée professionnelle en France, qui choisit ici de révéler les mystères de la lotte aux écrevisses plutôt que ceux des soudures sous-marines. Bien sûr, l'homme est un bavard et c'est oublier les milles et unes anecdotes du scaphandrier qui s'enchevêtrent au détour de la table de cuisine.
A commander à l'auteur :
16€ l'ouvrage + 2 € port et colisage = 18 € total
commande par chèque à
Gérard LORIDON
722, Chemin des Hoirs
83140 Six Fours
Pour la dédicace faites lui signe !
Tuer en douceur
ACV1, c'est le nom du nouvel anti-douleur que la société australienne Metabolic Pharmaceuticals est en train de tester cliniquement sur des sujets humains. Le produit agit sur des douleurs neuropathologiques, c'est à dire celles qui touchent le système nerveux à l'intérieur de notre corps, et pour lesquelles il n'existe aujourd'hui aucun produit vraiment efficace.
La molécule a été isolée parmi les deux cents composants qui constituent le venin des cônes. Ces gastéropodes marins représentent une famille de plus de 500 espèces dont les venins sont connus pour être les plus dangereux et les plus sophistiqués du monde animal. Mais pourquoi le Conus victoriae incorpore-t-il un anti-douleur à son venin ? Sans doute pour éviter que sa proie ne se débatte et s'enfuie le temps que les substances mortelles fassent leur office. D'ailleurs, les sujets humains ayant été victimes d'envenimations par les cônes témoignent de l'absence de sensations douloureuses suite à la piqûre.
Si tout se passe bien, la molécule sera synthétisée pour être produite à grande échelle pour l'usage pharmaceutique. On sait que le monde marin regorge de substances chimiques non encore étudiées ou seulement découvertes et que les laboratoires pharmaceutiques s'engagent parfois dans la protection de zones marines afin de pouvoir en étudier les espèces. Mais une fois ces dernières étudiées et les molécules intéressantes cataloguées et artificiellement synthétisées, ces groupes de biotechnologies trouveront-ils encore un intérêt à préserver cette nature dont ils ont tiré ce dont ils avaient besoin ?
Les dauphins ne fourrent pas leur nez partout
Observés à Shark Bay (ouest Australie), les dauphins (Tursiops truncatus) utilisent des éponges pour se protéger le rostre lorsqu'ils fouillent le sable à la recherche de nourriture. Les femelles (oui, essentiellement, les mâles ne font pas les courses non plus chez les dauphins) arrachent des éponges sur le fond pour se les coller sur le nez avant de fouiller les fonds à la recherche de poissons cachés dans le sable.
Maniaques de la détermination génétique, les scientifiques s'escriment à trouver la source génétique de ce comportement (très rares sont les espèces animales qui utilisent des "outil ") et expliquer par la mécanique chromosomique un comportement qui est sans doute plus issus d'un apprentissage que d'un savoir inné. Il est bon de rappeler qu'en matière d'apprentissage social, le dauphin est une famille de choix, et ce n'est ni la première fois ni la dernière que ces animaux nous étonnerons par leurs capacités à apprendre, à imiter et à profiter de leur grande sociabilité pour cela… Mais bon, que les généticiens fassent leur travail, après tout.
|
Un petit mot pour l'Europe
Bon, les Français ont dis non ! On ne va pas en faire un fromage. Non, plutôt, essayer de trouver quelque chose de mieux pour la prochaine fois. Que dire de ce texte flasque qui laisse la porte ouverte à tout, et surtout son contraire… Non, vraiment, pour la recherche, pour l'environnement et pour les professionnels de la mer, cette Europe est bien décevante.
Ainsi, le nouveau commissaire européen à la recherche, Janez Potocnick veut mettre la recherche au service de la croissance en promouvant le développement de technologies de pointes compétitives, en accroissant le partenariat public/privé et en stimulant l'investissement bancaire (la recherche côté en bourse ?). Dans cette perspective, peu de place pour des travaux théoriques, le développement de la connaissance "non rentable" ou la protection de l'environnement qui ne passe pas par des gadgets hautement technologiques et, bien sûr, coûteux. Le corail ? ça ne permet pas de construire de nouveau attirails technologiques, alors pourquoi s'en préoccuper ?
Question environnement, on ne peut pas dire que l'Europe s'évertue à créer des réserves, à limiter les pollutions (le dernier naufrage en date, l'Erika, est un exemple d'incompétence patente en matière de gestion de crise), à réduire son trafic routier (part non négligeable des pollutions d'hydrocarbures en mer) où le "tout par la route" s'impose devant des transports nettement moins polluants (rail, navigation fluviale), ou à limiter l'usage d'engrais et de pesticides qui finissent dans les océans pour le plus grand bonheur des dinoflagellés. Pour la pêche, devant une alerte mondiale de la baisse et de la surexploitation des ressources halieutiques, le conseil des ministre répond en 2004 par des autorisations de quotas contestés par tous les scientifiques compétents sur le sujet. Mais il faut bien satisfaire les pêcheurs qui, chaque année, voient les quotas et les normes remaniés, leur demandant de s'adapter avec une flexibilité qui donnerait mal au dos à une anguille.
Les marins et les travailleurs portuaires ne sont pas en reste. Avec des membres de l'Union enregistrés sur la liste des pavillons de complaisance (Chypre et Malte détiennent environ 10% de la flotte mondiale), la création de registres internationaux en France et en Allemagne, et la directive européenne concernant l'accès aux marchés des services portuaires qui vise à libéraliser les installations et services portuaires, l'Europe ne semble pas privilégier des structures maritimes strictement réglementées et des conditions de travail porteuses de plus de sécurité, de garantis, et de meilleurs conditions de vie pour les marins.
Malgré tout, la plupart des opposants au TCE restent très européens. Reste à eux de trouver comment faire entendre leur voix et la porter à travers toute l'Europe et jusqu'à Bruxelles afin de mettre en place un projet pour l'Europe qui satisfasse les attentes sociales et environnementales qu'ils n'ont pas été exprimées par ce traité. Le voyage continue mais attention à ne pas vouloir hisser la voile avant d'avoir monté le mat.
Développement durable : Aïchi, Japon
Le Japon accueillera la première exposition universelle dédiée au "développement durable" à Aïchi (Avril à septembre 2005). Dans un pays qui consomme du poisson plus que ne peut en fournir ses pêcheries (et les océans ?), qui continue la chasse intensive à la baleine (plus de mille individus par an), qui produit près de 25% du parc automobile mondiale, exporte 80% de ses ressources énergétiques sous forme d'hydrocarbures et dont la société tout entière est accès sur un développement économique mondialisé qui laisse que peu de place au développement d'activités locales en adéquation avec les ressources naturelles du pays, la notion de "développement durable" demande beaucoup d'inventivité pour comprendre de quoi l'on parle. Mais heureusement, le pavillon de l'Association des constructeurs automobiles du Japon nous explique de quoi il s'agit :
"Dans la grande roue "Wonder Wheel", seront présentés les liens entre la société, la vie quotidienne et l'automobile, la coexistence entre la nature et la voiture, ainsi que les possibilités, les rêves et les charmes de l'automobile qui a évolué avec l'homme, dans la perspective d'un futur abondant pour les hommes, l'automobile et la planète." ... non, on ne rêve pas…
Baleines et hippopotames : la mafia
Il y 50 ou 60 millions d'années, l'ancêtre commun des baleines et des hippopotames se serait scindé en deux groupes : les premiers cétacés destinés à la vie aquatique et l'anthracothere, un mammifère à quatre patte. Ce dernier, disparu depuis 2,5 millions d'années serait l'ancêtre de l'actuel hippopotame. Pour ceux qui croyaient en une filiation entre l'hippopotame et le porc (Cuvier, 1769), ils devront revoir leurs lignés d'évolution… Y rajouter l'homme peut être ?
Mickey mange de la soupe de requins
A Hong Kong, Mickey et ses amis ont décidé de servir de la soupe d'ailerons de requins dans les restaurants de leur nouveau parc d'attractions. Pour satisfaire leur sino-clientèle, la multinationale de divertissement servira aussi de l'holothurie et des abalones, espèces bien entendues surexploitées et aucunement pêchées dans des conditions pouvant satisfaire le label "Durable". Aux critiques des mouvements de protection de l'environnement, le service de communication de l'entreprise répond que la soupe d'ailerons de requins est un plat couramment servi dans les restaurants renommés de Hong Kong et qu'il faut être attentif et respectueux des coutumes locales. Evidemment, la sauvegarde des poissons cartilagineux ne fait pas le poids devant le respect des coutumes... et du profit de l'entreprise.
Kyoto… ou fiasco
Le séminaire qui s'est tenu à Bonn le 16 et 17 mai pour discuter de " l'application du protocole de Kyoto " ressemble à un fiasco. Le Brésil, la Chine et l'Inde nous expliquent que c'est nous, les " riches " qui avons tout pollué et que la mise en place du protocole implique que les pays riches autorisent un transfert de technologie du nord vers le Sud. L'Inde, insiste sur le fait que, de toutes façons, " les riches " ne respectent pas leurs objectifs.
L'Australie se dit intéressé mais n'a pas ratifié le traité. Les USA expliquent que seul le court terme les intéresse et qu'ils sont incapables de voir au delà de 2012. Bref, c'est la pagaille, et personne ne semble véritablement peser les enjeux liés au réchauffement planétaire. Lamentable…
Chouette, un nouveau site de plongée !
Dans le Nord e l'Australie, le golfe de Carpentaria abrite un récif de corail de 100 km de long. On pensait les eaux trop boueuses de la région pour laisser s'installer les madréporaires mais par 25 mètres de fond, il on quand même réussi à s'installer… et ça, depuis 100 000 ans.
|
|
Raies mantas, un requiem en perspective
Avec un taux de reproduction faible (un petit tous les 3 ans) et un comportement sédentaire et territoriaux, la raie manta est une proie facile pour les pêcheurs et un candidat de choix pour la liste des espèces en voie d'extinction. L'animal se pêche pour sa viande (cuisine des pays d'Asie), pour sa peau et aussi pour ses branchies (médecine traditionnelle). Quand on sait les millions que rapporte le tourisme lié à la plongée sportive et comment ces animaux sont légendaires pour ces plongeurs on ne peut que déplorer que des " gagne-petits " veulent encore en faire le commerce et que les pays dont les côtes abritent ces animaux ne dressent pas des mesures draconiennes pour les protéger. Il a encore bon dos le développement durable…
La migration des poissons
Les poissons n'aiment pas le réchauffement planétaire. Les scientifiques de l'Université East Anglia à Norwich ont observé que sur 36 espèces de la Mer du Nord, 15 se sont déplacées de 400 km vers le nord. Certaines ont encore décidé de vivre un peu plus profond. En 50 ans, la température moyenne de la Mer du Nord a augmenté de 0,6 degré, ce qui ne semble pas négligeable pour de nombreuses espèces de poissons qui s'enfuient vers des eaux plus froides. Encore quelques dizaines d'années et ces espèces auront totalement disparu de la Mer du Nord. Les pêcheurs vont encore se fâcher.
Mais à cela, n'oublions pas que le Gulf stream tend à se refroidir... Donc, celui qui réchauffait l'Atlantique Nord faibli. Comment savoir ce qu'il adviendra? Néanmoins, les poissons y sont encore pour leur frais. Un Gulf stream plus froid, moins de "Upwelling" (remontée des eaux chaudes du fond et des sels minéraux qui s'y trouve), donc moins de phytoplancton (les plantes aiment les sels minéraux)... Mais que vont manger les poissons?
La fin du poisson pané
Selon la dernière édition du rapport biennal de la FAO, "Situation mondiale des pêches et de l'aquaculture" (SOFIA), publié le 7 mars 2005, Un quart des stocks de poissons sont surexploités ou épuisés. Le reste? 52% sont pleinement exploités, 21% modérément, et seulement 3% sous exploités (sans doute les espèces comportant plus d'arêtes que d'autre chose). Les régions les plus exploitées sont l'Atlantique du Nord-Est, la Méditerranée, la mer Noire, l'Atlantique du Nord-Ouest, l'Atlantique du Sud-Est, et le Sud-Est Pacifique.
Maintenant, on est au bout de ce que la mer peu donner. Et il reste encore tellement de personnes mal nourries ! La FAO préconise donc la reconstitution des stockes en minimisant l'effort de pêche sur les espèces les plus prélevées. Sachant que la consommation mondiale ne fait qu'augmenter (5% à 10% par an) et que la FAO ne croit pas l'aquaculture capable de palier au problème, cette dernière s'avance pour une gestion "durable" des ressources halieutiques. Les quotas, il n'y a sans doute que ça de vrai.
Le corail pour mesurer les variations du niveau des océans
C'est en examinant les couches de corail fossile que les scientifiques de l'université de Columbia ont pu déduire que les océans subissaient des variations de niveaux beaucoup rapides que l'on ne le supposait : quelques dizaines de mètres en seulement une poignée de millier d'années. En datant (grâce à des isotopes d'uranium contenues dans le squelette) les coraux connues pour vivre juste sous la surface (Acropora palmata) il est ainsi possible de connaître les mouvements des eaux de la planète avec une précision de quelques milliers d'années. Et il semblerait qu'en marge des grands mouvements climatiques (glaciations, réchauffements) s'étalant sur des dizaines de milliers d'années, de petites oscillations aient aussi lieu sur des périodes plus courtes. Et pourtant, il n'y avait pas encore d'humains pour gorger l'atmosphère de gaz à effet de serre.
Il faut croire aux serpents de mer
Basilosaurus isis, ancêtre de la baleine aurait vécu il y a 40 millions d'années. L'animal pouvant sans doute atteindre plus de 20 mètre de long a été retrouvé… dans le Sahara égyptien. Le squelette de plus de 18 mètres en parfait état de conservation a pris l'avion pour le Michigan afin d'être étudié et on espère arriver à trouver des éléments permettant de comprendre pourquoi cette vallée d'Egypte contient tant de fossiles marins.
Que fait le DAL ?
Ca y est l'exode a commencé. Avec une élévation moyenne de 1,5 mètres, les îles Tuvalu du Pacifique devraient être submergées d'ici 40 ans. C'est 11500 personnes à qui il faudra trouver une île disponible dans les plus bref délais. A moins que l'on les loge en banlieue parisienne dans des complexes HLM ? En tout cas, le natifs de l'île ont déjà passé une annonce dans liberation pour se trouver un logement.
La science en action
Entre l'Islande qui prétend qu'en chassant les baleines elle étudie si ces dernières ont une influence sur les stocks de poissons et le Japon qui affirme étudier l'écosystème marin et la vitesse de reproduction des baleines, la langue de bois est encore plus grosse qu'un cachalot. C'est vrai que pour étudier la vitesse de reproduction d'une espèce le mieux est encore de l'anéantir ! Avec plus de 100 individus prévus pour l'abattage en Islande et plus de 1000 (toutes espèces confondues) pour le Japon la science va certainement faire un grand bond en avant.
Sus aux macro-déchets
Longitude 181 lance sa campagne pour lutter contre le rejet en mer de déchets en tout genre. Le 5 juin, prenez votre bouteille et votre sac poubelle et allez ramasser ces indésirables sacs plastique, bouteilles, pneus, bidons, scooters, valises, et autres agréables ustensiles qui décorent le fond des mers (non, s'il vous plaît, laissez le Donator où il se trouve, avec toutes les gorgones qui le peuplent, l'épave n'est plus un déchet mais un vrai récif artificiel). Certes, on ne nettoiera pas l'ensemble du littoral français (de toutes façons, il faut un brevet de plongeur pro pour être éboueur sous-marin) mais c'est juste histoire de marquer le coup!
Quand on apprend que la quantité des déchets ménagers a augmenté de plus de 20% ces 10 dernières années pour l'agglomération parisienne on n'y croit pas vraiment à ces beaux gestes mais c'est l'occasion de faire une petite plongée amusante et de dire encore une fois : "Arrêtez de consommer n'importe quoi, n'importe comment!!"
|
|
Les glaciers de l'Antarctique se mettent à la plongée
C'est ce que semble montrer une étude de la péninsule Antarctique menée par le British Antarctic Survey. Les glaces reculent (87% des glaciers battent en retraite) et bientôt la péninsule ressemblera plus au massif alpin qu'à l'intérieur de votre congélateur qui attend depuis dix ans d'être décongelé. En étudiant d'anciennes photos aériennes, les scientifiques estiment que le phénomène ne fait que s'amplifier depuis 5 ans. Même que certains auraient vu le glacier de Widdowson reculer de plus d'un kilomètre par an…
Des marées dans nos chaudières ?
La deuxième conférence EnergyOcean s'est tenu fin avril à Washington. Plus de pétrole, il reste les marées, les courants, la houle… et pourquoi pas les Tsunamis. Bref, pourquoi ne pas utiliser les forces titanesques qui habitent les océans du monde pour éclairer nos avenues ? Et cette fois, à moins que notre si astucieuse race n'arrive à assécher la Terre, on est vraiment dans la filière du renouvelable, voir du si médiatique " durable ".
Eur-océans, le réseau de la mer
Incluant plus de soixante unités de recherche océanographique européennes (25 pays), Eur-Océans tente de devenir un des leaders du domaine : Ecosystèmes pélagiques, biochimie, gestion des ressources marines et écosystèmes… Le réseau à vue le jour en Janvier 2004 et devra se prolonger sur une période de 4 ans. L'avenir, intégrer les instituts, universités et laboratoires qui y participent pour former l'Institut Européenne de Recherche sur les Ecosystèmes Océaniques soumis aux pression anthropiques et naturelles. Si vous êtes en recherche d'une bourse pour votre doctorat ou un contrat de postdoc, n'hésitez pas à vous adresser à eux.
Les requins sont utiles aux récifs de corail
Que font-ils ces poissons aussi voraces qu'un membre d'honneur du Medef pour venir en aide aux coraux ? Rien, ils tiennent seulement leur place dans les chaînes alimentaires. En s'alimentant de prédateurs intermédiaires (mérous ou autres gros poissons consommateurs de poissons) ils régulent la chaîne trophique et permettent que en bas de chaîne, les espèces qui broutent les algues ne prolifèrent pas ni ne s'amenuisent.
Pour résumer, le requin il mange le mérou, le mérou il mange le péroquet, le péroquet il broute les algues, et les algues elles font concurence au corail pour l'occupation des fonds (non, les algues ne mangent pas le corail!). Moins de requins, c'est plus de mérous, donc moins de péroquets, donc plus d'algues et moins de corail! Ca va? Il y a une histoire similaire avec le gruyère et les trous.
Encore une étude d'écologie menée par des scientifique espagnols (250 espèces prises en compte) qui nous rappelle que les écosystèmes ne peuvent être étudiés que globalement. Impossible de comprendre quoi que ce soit en s'outillant d'une loupe ou d'un microscope pour celui qui s'intéresse à la préservation d'écosystème.
Pêchons mes frères
La baleine, bien sûr… Le Japon annonce qu'il souhaite doubler son quota de pêche au petit rorqual (Balaenoptera acutorostrata) qui est déjà aujourd'hui de 600 individus. Outre cela, le pays cherche des prétextes pour continuer (et augmenter) ses pêches aux cachalots (10 par an), aux rorquals de Sei (50 par an) et aux rorquals de Bryde (50 par an). Banzaï ! On les aura tous !
|
|
Ces gens déprimants de l'ONU
Ils ne pourraient pas faire comme nos gouvernements, nos hommes d'affaires ou nos responsables de média ces spécialistes de l'ONU ? Je sais pas moi, nous parler de croissance, de richesse et de consommation pour tous, du nouveau 4x4 de chez Totoya qui " aime la couche d'ozone " ou nous dire que le " thon, c'est bon ". Enfin, des trucs positifs et surtout, simples. Non, les gars de l'ONU ils font un rapport en 4 volumes pour nous raconter que la Terre ne supporte plus notre niveau de consommation, que nos écosystèmes sont " usés " (ces cinquante dernières années, l'homme à modifié les écosystèmes comme il ne l'avait jamais encore fais depuis l'Homo sapiens), et que 60% des services qu'ils rendent sont sérieusement dégradés.
Et en plus, il paraîtrait que nos gouvernements se borneraient à faire de belles déclarations d'intentions, mais que sur le terrain ça ne suit vraiment pas (on nous mentirait?). On va quand même pas nous dire qu'il faut mettre un frein à la croissance, non ? Et qui réduira le chômage, alors ? Heureusement, il y a des gens qui ont inventé l'Ecologie Industrielle. Un chouette nom moi je trouve ! Il paraît qu'il faudrait plus réutiliser, moins tout jeter, mieux recycler, enfin tout un tas de trucs pour arrêter le gaspillage et la surconsommation… Pfff, c'était déjà pas simple avec les poubelles vertes et les poubelles jaunes, qu'est-ce qu'ils vont bien inventer !
Octopus Erectus
Peut être les poulpes finiront par suivre la même évolution de l'Homo. En tous cas, ils commencent à marcher sur deux pattes… tentacules. Mais ce n'est pas pour cueillir des pommes ou jeter un œil par dessus les buissons d'arbustes comme aimaient le faire nos ancètres les primates. Pour les poulpes, être discrets est une priorité (la on devrait nous-mêmes en prendre de la graine). Alors, ils se déguisent en algues, debout sur deux tentacules et se promènent tranquillement dans les pairies (Octopus aculeatus) ou en noix de coco mobiles pour se déplacer parmi les écorces qui jonchent les bords de mer tropicaux (Octopus marginatus). On peut se demander s'ils spécialisent une paire de tentacules pour cela.
Hommage à BB
Les phoques, une vraie plaie ! Ils mangent tous les poissons et nos pêcheurs vont être au chômage. Alors, faisons d'une pierre deux coups. On massacre les bébés pour tenir chaud en hivers à quelques riches séniles et en plus on se garde tout le bon poisson pour nourrir nos prolos. Bien pensé, et c'est près de 320 000 bébés qui sont tués cette années. Facile, de février à mars, les femelles du Groenland descendent la banquise vers l'est du Canada pour se reproduire. Quelle manne ! Il n'y a plus qu'à se servir, comme au supermarché.
Allez BB, le combat continue. Aujourd'hui, le nombre de phoques tués est plus important qu'il ne l'était en 1950. Bien sûr, les années 80 ont vu se dresser de nombreuses protestations et moratoires pour calmer l'affaire et la chasse s'est vue pratiquement arrêté. Mais depuis, tout est reparti comme en 40… Les bonnes résolutions ne tiennent pas longtemps.
|
|
L'UMP étend ses tentacules
Ca y est, l'IFREMER est pris dans les tentacules de l'UMP. Pour la première fois, l'institut de recherche va être dirigée par un non scientifique. Un pur administrateur, le maire (UMP) de Marly-le-Roi (Yvelines), Jean-Yves Perrot, ancien directeur de cabinet d'Hervé Gaymard, au ministère de l'Agriculture et de la Pêche, vient d'être nommé à la tête de l'IFREMER à la colère des chercheurs. C'est la tendance, encadrer nos laboratoires par des bureaucrates qui savent sans doute mener des projets de recherche bien mieux que les chercheurs eux-mêmes, connus pour être si têtes en l'air. A quand l'Institut Raffarin de Recherche sur les Luttes Sociales?
Ca va chauffer!
Alors que les gouvernements tergiversent et semblent incapables d'agir fermement pour réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre (GES), les scientifiques nous apprennent que déjà, il est trop tard. Deux études effectuées au National Center for Atmospheric Research, à Boulder Colorado, montrent qu'en gelant l'état de notre atmosphère en 2000 (sans rajouter plus de GES), le seul réchauffement des océans entraînerait un mouvement d'inertie qui réchaufferait notre atmosphère de 0.5° sur les 100 prochaines années. Et bien sûr, suivrait une montée des eaux de 10 à 30 cm… En prenant un taux d'accroissement (plus proche de la réalité) pour les GES, le résultat est bien pire : un accroissement de température de 2° à 6°. Ce qui est rassurant, c'est que c'est inéluctable ! La machine est en marche, et, quoi que l'on fasse, le réchauffement aura lieu. A nous de nous adapter !
Europe, la lanterne rouge
Alors que les décisions européennes sur la pêche en 2004 laissent une totale liberté pour appauvrir des océans déjà bien mal en point, les USA nous donnent une leçon. Ils viennent d'interdire près d'un million de km2 à la pêche destructive dans le Pacifique du Nord. Les récifs de coraux d'eaux froides qui bordent les îles Aléoutiennes sont maintenant protégés des chalutages intensifs et dévastateurs, ainsi que les 450 espèces de poissons, les 25 espèces de mammifères marins et les millions d'oiseaux. La question est maintenant posée : comment continuer à prélever des ressources dans les océans sans anéantir la vie qu'ils hébergent ? Une bonne question, non ?
La plage vous fait rêver ?
C'est ce que semble montrer la tendance général du dernier recensement de l'INSEE qui examinel'évolution sur les 5 dernières années. Augmentation de 0.6% par an de la population sur la façade Atlantique et méditerranéenne, la mer attire toujours plus de monde. Logique, non ? Il faut vraiment être fou pour vivre en région parisienne ! Mais ces gens croient-ils au réchauffement planétaire et à la montée des eaux ?
|
|
Les archéologues aiment les tsunamis
Mahabalipuram, cité mythique de l'Inde de l'Est, tellement belle que les dieux, par jalousie, auraient inondé 6 de ses temples il y a des siècles de cela. Après le dernier tsunami, ce sont sans doute ses vestiges que les plongeurs retrouvent dans le fond désensablé le long du Tamil Nadu. Des statues, des blocs sculptés par la main de l'homme datant du 7ième siècles ont été mis à jour, et même projetés sur le rivage. Pour ceux qui passe par Delhi, ces antiquités y seront exposées dans les prochains mois.
Et il y encore des gens pour pêcher des baleines
Les sympathiques Norvégiens annoncent une augmentation de leur quota de pêche à la baleine pour 2005 : 800 petits rorquals (Balaenoptera acutorostrata), le plus gros quota autorisé depuis la reprise de la chasse à la baleine de 1993. Le monde entier s'y oppose, mais la Norvège n'en a que faire, et, prétendant que l'espèce n'est pas menacée, elle reste le seul pays à continuer la pêche à la baleine, à l'encontre d'un moratoire international datant de 1986. Bien sûr, d'autres pays comme le Japon et l'Islande (qui ont signé le moratoire) ne font pas mieux en prétextant des raisons scientifiques pour continuer les captures. Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre.
Accidents de plongée ? Connais pas…
Le rapport du BSAC relève le chiffre pour 2004 : 498 incidents de plongée, contre 409 l'année passé. Inquiétant, le nombre de cas mortels fait plus que doubler en passant à 25 (contre 11 l'année passée). A croire que le mouvement qui poussent de plus en plus de cétacés à s'échouer sur les côtes anglaises (deux fois plus qu'il y a dix ans) touche aussi les plongeurs qui se laissent mourir au palier.
Les causes ? Toujours les mêmes : mauvais contrôle de sa flottabilité et des vitesses de remontée, et plongée profonde. Le rapport insiste sur le fait que la plupart des accidents auraient pu être évité dans un cadre de plongée respectant les bases de la sécurité. Le BSAC publie donc un petit manuel ("Safe diving") pour rappeler aux plongeurs que ce sport nécessite plus de prudence et de rigueur dans sa pratique que la pelote basque. Oui, la plongée est une activité à risque que les paradis tropicaux font trop souvent oublier!
|
|
La vie sous-marine en fête
La cité des Sciences de la Villette (Paris) vous convie au Festival de la vie sous-marine, le 2 et 3 avril 2005. Plus de 20 conférences, 11 films et 1000 m2 d'exposition attendent le visiteur passionné par le monde sous-marin. C'est le CIRCOP (cycle de conférences sur le récif Corallien) qui change de peau et élargi son spectre à l'ensemble du monde aquatique. Bien sur, les coraux sont toujours à l'honneur et le monde de l'aquariophilie responsable aussi.
Les Martiens étaient-ils des plongeurs ?
C'est l'énigme que tentera de résoudre le radar MARSIS embarqué sur la sonde Mars Express après que l'on vienne de découvrir la présence d'une ancienne mer gelée sous la surface de Mars. Près de 1000 kilomètres de long sur 45 mètres de profondeur, cette mer devait, il y 5 millions d'années, accueillir tous les plongeurs de la galaxie. On se demande toujours si ces derniers plongeaient au nitrox ou utilisaient d'autres mélanges gazeux.
Pourtant, il n'y a pas de coraux chez les Anglais
La pluie serait-elle attirée par les récifs coralliens ? C'est ce que semble démontrer l'étude d'une équipe de biologistes australiens de l'Université de Lismore. Le mucus du corail contient la plus grande concentration de sulfate de diméthyle et de diméthylsulfoniopropionate (à mes souhaits) jamais observée chez des organismes vivants. Ces deux produits ne figurent pas sur la liste des composant de votre crème solaire mais c'est pourtant leur fonction : protéger leurs porteurs des attaques des U.V. Mais que se passe-t-il lorsque ces composés sont libérés dans l'air sous forme de micro-particules d'acide sulfurique ? L'eau se condense et des nuages se forment.
Des nuages, mais serait-ce pas la un moyen fort habile pour le corail de lutter contre les grandes chaleurs qui le pousse à recracher ses petites algues symbiotiques indispensables à sa survie. Encore une fois, la nature trouve tous les moyens pour se sortir des entraves que notre espèce, avec tous ses dérèglements, engendre. On savait le corail cerveau (Diploria strigosa) fort intelligent mais qu'il nous dise que l'on peut laisser allumer la cuisinière et qu'il sait comment se faire des petits nuages pour se rafraîchir ça laisse rêveur.
|
|
A quand le poisson fou
On a appris à aimer les vaches, surtout quand elles sont folles. Mais qu'en est-il des poissons de la Baltique dont les taux de dioxines accumulées dépassent les réglementations européennes. Les truites de mer, les morues, les saumons et les turbots présentent des troubles de la reproduction probablement liés aux pollutions chimiques. Les harengs montrent des taux de retardateurs de flammes bromés (PBDE) 50 fois supérieur en Mer Baltique qu'en Atlantique.
Encore un échec pour l'Europe dans sa soi-disante volonté de lutter contre les dégradations environnementales et la sauvegarde de la biodiversité. On conseille au consommateur de ne plus manger que des poissons d'élevage provenant directement du bac à ordure de son immeuble… C'est beaucoup plus sur que les espèves mutantes de la mer Baltique!
La plongée profonde, une rigolade
Qui vit à 11km sous la mer ? Certainement pas un plongeur technique bardé de consoles et de bouteilles de gaz, même s'ils sont hilarants. Les seuls habitants sont des foraminifères, de petits êtres microscopiques que l'ont retrouvent à toutes les profondeurs. Mais ils n'y a qu'eux pour descendre à moins 11 000 mètres.
Biodiversité : sciences et gouvernance
Un titre parfaitement abstrait pour une conférence internationale qui de toutes façons n'engendrera que des décisions aussi abstraites. Constat reconnu par tous : les signaux sont au rouge concernant la dégradation de la biodiversité. Maintenant, que faire ? N'ayons pas peur, vite un grand discours! Et allez, on va même faire une Charte pour l'environnement, ça ne mange pas de pain, ne réduit pas l'émission de gaz à effet de serre, et encore moins la pollution des océans mais ça peut aider dans les suffrages. Jacques n'est pas à un mensonge près…
Les hippocampes payent l'avion moins cher
C'est la raison pour laquelle les douanes françaises en ont arrêté 35 000 à Roissy en provenance de Conakry (Guinée), qui tentaient de rejoindre la province chinoise du Fijuan. Pour voyager tranquillement, ils se faisaient passer pour du poisson séché. Il vaut mieux ne pas montrer de signes extérieurs de richesse dans les transports en commun. Parce que, à eux tous, ils valaient près de 100 000 euros !
|
|
Les satellites ne valent pas un bon mythe
On soupçonne les animaux de percevoir toutes sortes de changements naturels que l'homme, non équipé pour la guerre chirurgicale, est incapable de sentir : ondes magnétiques, mouvements telluriques, altérations chimiques… C'est certainement pourquoi de nombreuses espèces d'animaux ont échappé aux ravages du dernier tsunami en prenant la fuite bien avant l'arrivée de la vague.
Mais que penser de ces peuples des îles Andaman qui se sont réfugiés loin dans la foret avant que la vague ne vienne ? Juste le mythe ! Il y a 700 ans, la mer s'est retirée… pour revenir comme un fauve prenant son élan pour dévorer la terre et tous ses habitants… Quand la mer le retire, l'homme doit courir se cacher au fond des terres pour ne pas être la proie de sa colère ! Vous l'ignoriez ? Pfffff… tous les enfants savent ça sur les îles Andaman !
Le mérou écope de 8 ans supplémentaires en Corse
Comme le homard, la langouste, l'araignée de mer, les hippocampes, la grande nacre et la grande patelle, il est interdit de pratiquer la chasse au mérou en Corse, et ça, pour une nouvelle durée de huit ans. Bon… pour des espèces tellement affaiblies par les prédations humaines, c'est la moindre des choses pour le pays des droits de l'homme. On verra dans 8 ans où on en est…
Haldane était peut être un cachalot
On s'interroge depuis des années sur ces formidables apnéistes capable de descendre jusqu'à 1000 mètres pendant deux heures et remonter en surface sans se transformer bouilloire vivante. Les cachalots ne font pas de paliers, n'utilisent pas d'ordinateurs de plongée et ne disposent d'aucun hôpital pourvu d'un caisson capable de traiter leurs maladies de décompression. Mais souffrent-ils de maladie de décompression ?
C'est ce qu'affirme une équipe de la Woods Hole Oceanographic Institution dans le Massachusetts qui, en examinant des squelettes de cachalots, démontre que ces animaux sont les victimes d'accidents osteo-articulaires (bends) répétés. Des trace d'ostéonécrose seraient fréquentes et certaines extrémités osseuses montreraient des cavités allant jusqu'à deux centimètres. De plus, plus on est vieux cachalot, plus les signes sont nombreux et marqués. On croyait ces empereurs des océans à l'abris des turpitudes de décompression qui affligent les plongeurs et il n'en est rien. Ces animaux doivent eux aussi gérer leur vitesse de remontée ce qui leur demande certainement une forte concentration pour ne pas faire d'erreur. Alors, si vous croisez un cachalot au palier, ne lui adressez pas la parole vous risqueriez de le perturber.
Les Anglais ont la pêche
Le rapport de Commission royale britannique sur la pollution de l'environnement publie ses préconisations sur les directions à prendre en matière de pêche. Bonne nouvelle, il faudrait totalement interdire le chalutage en eaux profondes qui détruit les récifs corallien d'eaux froides. Et bien sûr, diminuer l'effort de pêche, recycler les marins pêcheur, améliorer la sélectivité des équipements et élargir les zones marines protégées à 30% du littoral britannique. Espérons que ces souhaits soient suivis de réelles mesures.
Rien de neuf dans le monde corallien
C'est toujours la morosité qui domine. Rapport 2004 de l'Australian Institute of Marine Science :
20% des récifs mondiaux sont totalement détruits et ne montrent aucune récupération
24% sont gravement en danger du fait de la pression anthropique (pêche, pollution, urbanisation, développement touristique…)
Et là on ne parle pas de tous ces récifs mal en point ou qui récupèrent vaguement suite aux destructions passées.
Bonne nouvelle, le développement du fléau du corail, l'étoile de mer épineuse, semble être stabilisé et par endroit les récifs endommagés récupèrent mollement. Ouf, on est rassuré !
Des algues dans les pots d'échappement
Après avoir découpé en rondelle la séquence génétique de la diatomée marine Thalassiosira pseudonana (une algue unicellulaire) et compris les fonctions propres à cette espèce pour fixer le CO2, les scientifiques espèrent pouvoir appliquer ces découvertes pour réduire la concentration en CO2 de notre atmosphère. Choisiront-ils de mettre des algues dans nos moteurs ou d'utiliser des forteresses volantes pour répandre ces dernières dans l'atmosphère, rien n'est encore décidé… Les algues n'ont pas finis d'occuper notre vie de tout les jours.
|
|
Les calamars géants font de la bronzette
Les tours opérateurs californiens vont devoir changer leurs campagnes de communication et les adapter à un nouveau public de tourisme balnéaire : les calamars géants. En effet, c'est 500 individus d'un mètre et demi qui sont venus fondre au soleil sur les plages sud de Californie. On savait le tourisme en forte augmentation mais, là, ça dépasse les limites.
Les thons ont des yeux de braise
Espadons, thons, marlins et même certains requins ont un dispositif de chauffage des yeux. Ca ne leur sert pas à faire fondre le givre pendant les mois d'hiver mais à traiter les informations visuelles 10 fois plus vite qu'à froid. Pour des animaux qui fréquentent des eaux parfois à quelques degrés cette capacité à maintenir la température de leurs globes oculaires à plus de 10 à 15 degrés au dessus de celle du milieu est un sacré avantage pour détecter et suivre les mouvements de leurs proies. Un conseil, méfiez vous du filet d'espadon qui dort au fond de votre congélateur.
Gros Dégueulasse est bien français
Dans le club de vacance européen, les GOs accusent la France de faire pipi dans les couloirs, de laisser traîner ses poubelles dans le jardin et de manger les miettes de pain réservées aux oiseaux. Ainsi s'exprime la commission européenne qui reprend la France dans 6 cas en matière de respect des normes environnementales européennes.
Pas assez de sites naturels protégés, les oiseaux ne savent pas où se poser dans ce satané pays (30% des normes de surface disponible fixées par l'Europe), ses industries se laissent allègrement aller à déverser toutes sortes de saloperies dangereuses (on imagine si on y rajoute ce que les experts " ne jugent pas dangereux ") dans les eaux nationales et, comble d'hypocrisie, les français laissent leurs OGMs se balader en liberté n'importe où sans aucune surveillance alors que la population se montre majoritairement contre ces mais éprouvettes. Il faudrait quand même demander des comptes à notre président.
Cimetières artificiels
Pour un marin défunt, rien de plus noble que d'offrir sa dépouille aux océans. Mais cette pratique culturelle pourrait-elle se répandre dans la bourgeoisie branchée américaine ? C'est ce qu'aimerait la société Eternal Reef d'Atlanta. En mêlant les cendres des défunts au béton lors de la construction de " boules récifales " destinées à être immergées en mer pour créer des récifs artificiels, " Récif Eternel " invite les morts à œuvrer pour la préservation du vivant.
La société a déjà englouti plus de 300 défunts (sous forme de cendres, bien sûr…) et élargie son offre aux animaux domestiques. Pour un petit millier de dollars, votre ancien aïeul peut rejoindre un récif communautaire et servir ainsi au développement d'un nouvel écosystème marin. Très en vogue aux USA (40 000 bouées récifales ont déjà été immergées sur près de 400 sites), les récifs artificiels offrent à la faunes et la flore sous-marine des nouvelles zones de peuplement susceptible de favoriser l'installation d'espèces démersales de récifs fortement menacées par une pêche de plus en plus acharnée. On savait l'homme très nocif pour le milieu naturel de la planète mais ses morts aideront peut être certaines espèces marines à lui survivre.
Adoptez un corail dans votre baignoire
Avec le projet " 1000 Boutures pour un récif ", le groupe Récifs du vendredi (un groupe d'aquariophiles qui ont trop lu Robinson Crusoe) veut récolter le plus possible de boutures de corail possibles et les revendre lors du Festival de la vie sous-marine organisé le 2 et 3 avril 2005 à la cité des sciences de la Villette. On se rassure, Les bénéfices ne serviront pas au groupe à acheter de nouveaux poissons à mettre en cages mais iront directement à l'organisme Reef Check qui œuvre pour la préservation des récifs coralliens.
Non, ne prenez surtout pas votre scaphandre pour descendre prélever un morceau de corail et l'envoyer par la poste à Récifs du vendredi ! Les boutures doivent être " cultivés ", comme le font les aquariophiles respectueux (les autres vont s'acheter des coraux directement importé d'Indonésie). Après avoir transformer votre baignoire en laboratoire d'incubation pour corail, le mieux est de contacter le groupe Récifs du vendredi (débrouillez-vous pour trouver leur email, nous n'avons pas trouvé ce contact sur leur site web) afin qu'ils demandent à un livreur de pizza de venir chercher vos cultures. Pour ceux qui souhaiteraient acheter ces boutures lors du Festival de la vie sous-marine, vous trouverez bien un petit coin dans votre salle de bain pour les y ranger. Attention, pour les plus aventureux, nous insistons sur le fait que le corail ne se fume pas.
|
|
Les humeurs de la terre et des eaux
Nous ne ferons aucun commentaire sur la récente catastrophe qui touche l'Asie du sud-est, les média classiques en parlent déjà bien assez. La mer est parfois bien imprévisible et peut faire preuve d'une telle violence que nous apparaissons bien petits devant cette géante. A nous d'être prudent et de ne pas présumer de notre puissance devant elle.
Tout le monde le dit, le niveau des eaux monte. On vient de voir les conséquences d'une brusque élévation et la quantité de personnes touchées par un tel événement. Mais demain, la mer va grignotter nos villes côtières... Des centaines de millions d'hommes sont concernés. Avons nous aujourd'hui appris qu'il nous faut penser et agir maintenant pour que nous ne soyons pas demain pris au dépourvu par les mouvements de la planète qui nous accueille et que nous n'écoutons pas toujours suffisamment?
Pêche européenne : un piètre résultat pour les habitants des grands fonds
Malgré le fait que l'Union Européenne se dise prête à prendre des mesures pour interdire les pratiques destructrices de pêche et œuvrer pour la préservation des espèces marines, force est de constater que c'est encore le lobby des pêcheurs qui fait la loi en Europe.
Contre les préconisations émises par les experts scientifiques, contre l'avis de Joe Borg, commissaire Européen à la pêche, contre les Nations Unies qui demandent un moratoire sur la pêche en eaux profondes, et contre l'expression des citoyens du monde entier, qui, à travers des associations (Deep Sea Conservation Coalition) et l'expression d'une communauté scientifique internationale qui se mobilise contre la pêche en eau profonde (1136 signataires à travers le monde scientifique) qui détruit à grande vitesse des écosystèmes rares et mal connus des grands fonds, la Commission Européenne réunies mardi 21 décembre 2004 à Bruxelles signe un accord qui fait la part belle aux patrons pêcheurs pour l'année 2005.
Pour les anchois jugés fortement menacés c'est une réduction de 85% de l'effort de pêche qui est demandé par le commissaire Européen mais c'est finalement, sous la pression des Français et des Espagnols, une réduction de 10% qui sera retenue.
Le cabillaud ne fait pas mieux. Alors qu'il était demandé une interdiction totale de pêche sur différentes zones de la mer du Nord, aucune mesure n'est retenue et les zones préconisées restent ouvertes. En mer Baltique, ce sont des allégements sur la pêche au cabillaud qui sont obtenus contre la proposition d'un moratoire avancé par la commission.
Idem pour la langoustine dont certaines zones devaient être fermées à la pêche. L'Espagne, principal acteur de cette pêche, ne se voit soumettre aucune restriction sur son activité.
Quant aux pêches en eaux profondes (grenadier, sabre noir, lingue bleue, requin d'eau profonde) pour lesquelles la communauté internationale montre du doigt l'Europe, la réduction des prises sera seulement de 15% (contre 85% demandé par la commission). En effet, l'Europe représente à elle seule 70% des pêches en eaux profondes (40% pour l'Espagne) et s'attire ainsi les récriminations du nombreux pays en pratiquant une pêche particulièrement destructrice pour les fonds sous-marins. Alors que les Nations Unis demandent que l'ensemble des pays veille à préserver les récifs de corail d'eaux froides particulièrement riches en biodiversité, les pêcheurs Européens (Espagne en tête) continuerons à anéantir ces derniers en traînant de lourds chaluts sur les fragiles structures vieilles de plusieurs milliers d'années.
Touché, coulé !
Cette fois, ce n'est pas un super-tanker mais un simple vraquier bourré de soja qui sombre au large des côtes de l'Alaska : le Selendang Ayu, pavillon malaysien et exploité par IMC Transworld, une société de Singapour. Le soja, est-ce bon pour l'environnement ? C'est ce que nous apprendrons les loutres de mer, les eiders à lunettes, les eiders de Steller, les albatros à queue courte, les otaries de Steller et les phoques communs, qui vivent dans la réserve nationale maritime de l'Alaska. Si les médias suivent encore l'affaire et ne se cantonne pas à l'annonce " coup de poing " concernant les 1,8 millions de litres de fuel lourd que contenait le navire et susceptibles de se répandre en mer.
Pour une fois, ce n'est pas un pavillon de complaisance. Une société de Singapour ? Comment savoir si l'affréteur se souciait un tant soit peu des conditions de navigation de son navire : ancienneté du navire, état d'entretien, nombre et qualité de l'équipage… Le naufrage serait dut au mauvais temps qui aurait poussé le navire à dériver une dizaine d'heures suite à une panne de moteur, à s'échouer, puis finir par se briser en deux !
Les poubelles de la mer sont assimilées à des déchets
Jusqu'à présent, n'importe qui pouvait envoyer au Bangladesh pour faire démanteler son vieux rafio pourrit aux soudes abondamment imprégnées de toutes sortes de produits joyeusement toxiques pour les hommes et le milieu naturel. Maintenant, fini ! La convention de Bâle qui encadre les exportations de déchets vient de légiférer. Votre vieux super tanker ayant servit à transporter du fuel lourd, de la dioxyne, des métaux lourds et je ne sais quoi encore de plus ou moins radioactif est maintenant un " déchet ", et doit être soumis aux règles d'exportation en vigueur pour les déchets : les pays qui veulent refourger leurs saloperie à l'autre bout du monde doivent au préalable les nettoyer de toutes substances nocives et obtenir l'accord du gouvernement du pays d'accueil.
Comme chez nous on est bien trop propres pour s'occuper nous même de nos vieilles carcasses dégoulinante de saletés on les envoient systématiquement à l'autre bout du monde pour que d'autres salissent leurs mers, leurs plages et leurs ouvriers avec ces horreurs (90% des navires du monde finissent au Bangladesh, au Pakistan ou en Inde). Bien sûr, ces pays font le travail à moindre frais (et à moindres précautions) en faisant travailler sans protection des ouvriers payés une misère. Ah, la concurrence profite à tous !
Les jeunes japonais aiment les baleines
C'est 490 écoles de la préfecture de Wakayama qui inviteront les écoliers à une rencontre avec les grands cétacés… sous forme de hamburgers au menu de leur cantine. Les prises de petits rorquals dites " scientifiques " ont été tellement bonnes ces dernières années que le prix de la viande de baleine aurait baissé à moins de 10 Euros. Et comme il ne faut pas gâcher la nourriture…
|
|
Les cétacés ne suivent pas les cours de la bourse mais les champs magnétiques
Fin novembre, une centaine de baleines s'échouent sur une plage en Tasmanie. Constat récurent, comme les humains, des groupes nombreux de cétacés s'échouent régulièrement sur les plages du monde entiers. Mais pour ces mammifère marins ce n'est pas un plaisir (pour moi non plus d'ailleurs).
Certains avancent que les sonars basses-fréquences utilisés par les marines militaires perturberaient l'orientation des cétacés, d'autres que ce sont les courants qui sont responsables ou encore les conditions climatiques cycliques, alors que les plus mystiques impliquent les martiens ou d'autres événements extragalactiques.
Le biologiste Eric Mitran, du Queensland a une explication. Il semblerait que les échouages en masse des cétacés soient corrélés à des mouvements sismiques du manteaux terrestre. En effet, les cétacés sont des animaux migrateurs et comme ces derniers, ils s'orientent probablement par rapport aux champs magnétiques et non grâce à leur vue ou un autre sens. Ces perturbations sismiques engendreraient une altération des champs magnétiques et les pauvres cétacés suivant ces derniers ne s'apercevraient que trop tardivement qu'ils sont en train de visiter l'acropole ou les pyramides du Caire, alors qu'ils croyaient être tranquillement entre Charybde et Scylla.
La Calypso finira-t-il en musée aux Bahamas ?
C'est ce que souhaite son nouveau propriétaire, la société américaine Carnival Corporation qui investie plus d'un million de dollars pour restaurer le navire et le mouiller au Bahamas afin d'en faire un musée de la plongée sous-marine.
La Calypso pourrit depuis plus 6 années dans le port de la Rochelle et ni le propriétaire, la famille Guiness (des marins à n'en pas douter), ni la Société Cousteau n'arrivent à se mettre d'accord sur son sort. La proposition de la compagnie américaine semble retenir leur attention et le million de dollars aider les protagonistes à aplanir leurs désaccords.
Inspirer… expirez…
La mer du Labrador respire ! C'est ce qu'affirme un groupe de chercheurs de Kiev. Non, toutes les mers ne sont pas encore mortes, et la mer du Labrador absorbe en hivers une Grande quantité d'oxygène qu'elle redistribue par le biais de courants marins dans les couches profondes de l'océan Atlantique.
Comme la concentration en oxygène océanique est étroitement liée à celle de l'atmosphère, cette découverte pourrait avoir des conséquences non négligeables en climatologie et peut être nous éclairer sur les changements climatiques.
Plongées sur épaves, l'alternative à la culture de cannabis en appartement
Pour ceux qui se font des petites excursions sous-marines hors des sentiers battus, il est parfois possible de faire des trouvailles susceptibles d'agrémenter les longues soirées d'hivers. C'est ce qui est arrivé à un plongeur "sauvage" au large de Salin-de-Giraud, dans le Bouches-du-Rhône. Qu'a-t-il trouver dans ce chouette petit voilier fraîchement coulé par une dizaine de mètres de fond ? Plusieurs centaines de kilos de cannabis !
Whaooo ! Mais scrupuleux de la réglementation française sur les stupéfiants et la pratique de la plongée sous-marine, le plongeur se rend à la gendarmerie la plus proche pour signaler sa découverte. Les plongeurs de la gendarmerie trouveront plus d'une tonne de résine de cannabis dans les cales du navire mais ne mettrons pas la main sur les propriétaires du navire, qui eux, n'ont pas attendu les secours pour évacuer les lieux du naufrage.
Le COML débordé par les espèces
Le recensement mondial de la vie maritime (COML) poursuit non seulement le recensement de plus de 230 000 espèces marines mais aussi deux objectifs : découvrir et étudier de nouvelles espèces et constituer une base d'information mondialisée sur les habitants des océans.
Peut être est ce une violation des droits "informatiques et libertés" mais c'est surtout un travail de longue haleine. Avec déjà plus de 38 000 espèces recensées et l'années 2004 qui introduit encore 13 000 nouvelles espèces découvertes, il y a de quoi faire dans le fond des océans. Sachant que nos lacunes sont énormes en ce qui concerne la faune et la flore microscopique et non négligeables pour ce qui est des habitants des profondeurs il reste encore bien du travail sur la table du COML. Enfin, si nos désastreuses prestations en matière de préservation du milieu marin n'éliminent pas rapidement un bon nombre d'espèces encore inconnues.
L'influence Sarkozy en plongée sous-marine
Ralentissez… C'est ce que semble conclure une étude mené par une équipe du CHU Hôtel-Dieu de Nantes. Les médecins s'intéressent aux lésions du système nerveux central des plongeurs asymptômatiques, c'est-à-dire ceux qui ne présentent pas de symptôme d'accident de décompression. En effet, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'accident à proprement parlé que la décompression n'endommage pas le système nerveux.
En étudiant des plongeurs expérimentés de plus de quarante ans n'ayant jamais souffert d'un accident de décompression, l'équipe constate des spots de détérioration chez 33% des sujets. En corrélant ces analyses avec les pratiques des cas examinés, il s'avère que ce pourcentage semble corrélé à des pratiques de remontées fréquemment " trop rapides " ainsi qu'à des taux de cholestérol importants.
L'équipe préconise donc une vitesse de remontée inférieure à 9m/min. Quant au cholestérol, à chacun de faire son choix entre la salade de crudité et le maxi-big-burger.
|
|
Les dauphins ont attrapé la maladie de Coriolis
Les dauphins tournent en rond pendant leur sommeil. Rien de grave, je fais bien de la plongée moi… mais ces derniers tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère nord et dans le sens contraire dans le sud. Tiens, ça me rappelle un truc dont parlait un vieux professeur de physique grisonnant en terminal.
Ah ! j'y suis, une histoire de force qui se manifeste sur la Terre suite à un changement de repère : la force de Coriolis, qui va vers la droite dans l'hémisphère nord, et vers la gauche dans le sud. Les dauphins aurait-il tout compris aux forces abstraites dues à des changements de repère ? D'ici à ce qu'ils se livrent à des bonds quantiques dans les delphinariums il n'y a qu'un pas. Et vous, vous tournez dans quel sens en dormant ?
Les animaux domestiques mangent n'importe quoi
Plus ils sont domestiques, plus les saumons se gavent de polybromodiphényléthers ou PBDE pour les intimes. En fait, rien de plus facile, vous trouverez ce produit à la quincaillerie en face de chez vous. Il s'agit d'une super molécule (de celle dont les industries chimiques aiment se vanter dans leurs publicités) utilisée comme retardateur de flammes dans la fabrication de plastiques pour l'électronique ou l'automobile (la maison ?).
Des tests effectués sur des saumons sauvages, des saumons d'élevage et des saumons en barquettes (ceux qui vivent dans les rayons des supermarchés) montrent de 5 à 10 fois plus de PBDE dans les saumons d'élevage que dans ceux menant une vie à la campagne (à la mer je veux dire).
Il semble qu'en plus ce soient les saumons européens qui s'avèrent les plus contaminés (suivis de près par les américains, puis les chiliens). Un extraterrestre parmi les saumon le chinook sauvage rivalise avec congénères d'élevage. Sans doute son fort taux de PBDE serait du à son alimentation (prédateur de haut de chaîne) qui entraînerait une plus forte accumulation des toxines. On ne sait pas bien ce que les PBDE font sur l'humain mais les médecins ne sont pas très optimistes : troubles de la mémoire, du comportement, altération du développement sexuel, perturbation de la glande tyroïde, et autres effets dur le développement des jeunes enfants. Aucune batteries de tests n'ont encore été faites sur les sardines en boites que l'on peut toujours consommer sans risquer de faire de la concurrence à éléphant-man.
Sexe : une affaire de choix
Imaginez, vous rencontrez Marilin Monroe, et vous voilà pourvu de tous les apparats (et même plus) d'une masculinité parfaitement mature. Au contraire, votre route croise Gregory Peck et c'est un charme débordant de féminité qui vous envahit jusqu'à la pointe des seins. N'auriez vous pas rêvé d'être un gobie Gobiodon erythrospilus? Ce petit poisson du récif australien avance dans l'âge sans atteindre sa maturité sexuelle tant qu'il n'a pas trouvé le partenaire de ses rêves.
Mais comme on le sait, les rêves sont parfois difficiles à satisfaire. Alors le gobie maximise ses chances, il ne prête aucune importance au sexe du partenaire qu'il choisit. C'est lui-même qui détermine son propre sexe pour coller avec celui de son/sa partenaire. Si elle est femelle, l'heureux prétendant deviendra mâle, et si il est mâle, il se fera un plaisir d'atteindre sa maturité sexuelle au féminin. Mais s'il ne rencontre jamais son attirant(e) partenaire, il finira vieux gobie, ni mâle ni femelle. Est-ce vraiment plus dérangeant que de rester vieux garçon ou vieille fille?
Lire plus d'informations sur la sexualité des espèces marines
|
|
Les plates-formes pétrolières sont bonnes pour l'environnement
Dans une mer régulièrement balayée par toutes sortes de chalutiers utilisant tout un arsenal d'engins capables d'écumer les eaux et labourer les fonds où se cacher lorsqu'on est un pauvre petit corail ou un simple Pollachius virens (lieu noir) sans aucun privilège ? En mer du nord, les espèces ont trouvé leurs protecteurs : les industries pétrolières.
Comme il est interdit de venir tirer des bords et laisser traîner des filets dans les pattes des plates-formes, ces dernières abritent toute une faune qui a bien du mal a survivre ailleurs sur les fonds plats et vaseux tellement commodes à ratisser. Une chance pour Lophelia pertusa (la principale espèce de corail d'eau froide bâtisseur de récif) et tout le petit peuple associé qui trouve un micro écosystème pour se la couler douce à l'abris des maniaques de la maille de 7 mm. Malheureusement, les compagnies pétrolières semblent progressivement abandonner l'exploitation en mer du nord et on se demande qui va pouvoir encore protéger tous ces petits animaux une fois les plates-formes démantelées et les zones qu'elles protégeaient réouvertes aux racleurs de fond ?
Un brevet de chirurgien-scaphandrier
La NASA n'a peur de rien et pour préparer nos cousins les astronautes (ceux qui plongent dans l'espace) elle vient de lancer un programme de téléchirurgie dans la station sous-marine Aquarius en Floride. Oui, rien ne vaut le monde sous-marin pour simuler les conditions rencontrées dans l'espace.
Après 11 jours enfermés dans la station sous-marine, l'équipe de six personnes s'est vue confier l'ablation d'une vésicule biliaire réalisée par coelioscopie (sur un mannequin), le tout guidé par un chirurgien situé au Canada (on n'en a pas trouvé de disponible sur Mars). C'est bien sûr le manque d'espace, d'équipement, la promiscuité et l'isolement qui sont les véritables challenges de cette expérience ainsi que l'aptitude à accomplir un travail extrêmement précis sans qu'aucun des intervenant n'ait reçu une formation particulière en chirurgie. Il fait pas bon être mannequin pour la NASA !
Le scaphandre se souvient
Bricoleurs de phares de plongée en tube de gouttières PVC, inventeurs de détendeurs "nouvelle génération" permettant de fumer sa clope au palier, concepteurs de recycleurs expérimentaux alliant les technologies pour non seulement de respirer sous l'eau mais aussi purifier la couche d'ozone, ce livre est pour vous : L'association des pionniers de la Plongée Professionnelle vient de le sortir : Scaphandriers
L'histoire des origines de la plongée professionnelle en France où comment une bande de jeunes aventuriers suivant les conseils avisés de l'oncle Cousteau se lancèrent dans la réalisation des premiers chantiers sous-marins.
Scaphandriers, aux Editions ALAN SUTTON, collection Evocations : sur commande au prix de 23€.
|
|
Le carbone est l'ami du plongeur
… lorsqu'il entre la construction de sa bouteille et non dans ses poumons. Tek-Plongée nous propose des blocs ceinturés de carbone bénéficiant d'une pression d'usage de 300 bars et 30% plus légers que nos classiques bouteilles acier.
L'aluminium, déjà peu apprécié en Europe, n'a plus aucun atout dans sa manche, d'autant que ces cylindres acier/carbone répondent à la même législation (réépreuves) que leurs ancêtres tout en acier. On les trouve en 6, 10 et 12 litres, un 10 litres coûtant la modique somme de 395 euros. A ce prix, on va peut être continuer la musculature.
Sorbet de corail
Oui, un chef pâtissier japonais aurait pu l'inventer. Mais non, le but est de préserver la planète et comme nous autres humains sommes parfaitement incapables de le faire, alors on se dit que le mieux est encore de tout mettre au frigo. En espérant que les générations futures seront autrement plus responsables que les nôtres… L'expérience est en cours aux Etats-Unis où des planulas (larves de corail) de Fungia scutaria se sont retrouvées vidées de leur eau, que l'on a remplacé par de l'antigel (pour éviter la formation de cristaux de glace), puis plongée dans l'azote liquide (il n'y a aucun risque d'ADD).
Il ne reste plus qu'à attendre un peu et ensuite ressortir les petites bêtes du congélateur, les passer au micro-onde et espérer qu'elles deviendront de beaux et gros récifs comme on les aime en plongée. Le Nino et son copain le réchauffement planétaire n'ont qu'à bien se tenir, nos scientifiques savent y faire pour préserver la biodiversité. Et si ça continue, ils se proposent même de congeler la Terre… en attendant, il ne nous reste qu'à faire un peu de politique pour limiter la folie de destruction de notre espèce.
Les poubelles vides des temps de crise
Selon la FAO (Food and Agriculture Organisation) les rejets de la pêche auraient baissé de près de 60% sur les dix dernières années. Contre 20 millions de tonnes estimés en 1996, le chiffre actuel serait de 7 millions.
La bonne nouvelle : les équipements de pêche améliorant la sélectivité (des espèces et des tailles) auraient un effet positif puisqu'ils réduiraient les captures "indésirables".
La mauvaise nouvelle : le monde meurt tellement de faim et l'industrie alimentaire est tellement prête à nous faire manger n'importe quoi, qu'aujourd'hui, rien ne se jette. De plus, sachant que le nombre de prises débarquées est lui stagnant, on ne peut que s'inquiéter. Finalement, les océans se sont-ils tellement appauvris que l'on consomme aujourd'hui ce qu'hier on rejetait ? Vous reprendrez bien un petit bâtonnet de surimi ?
|
|
Marée noire, tout va bien
Effort de l'Institut océanographique qui prépare une exposition " Marée noire " du 15 décembre au 30 janvier 2005. Effort, parce qu'il s'agit de dédramatiser. En effet, on apprendra que les marées noires ne représentent qu'une très petite parcelle des pollutions marines dues aux hydrocarbures (3%) et donc un détail par rapport à la quantité de saletés délétères que l'homme déverse dans les océans.
Oui, mais, n'oublions pas qu'il s'agit là de pollutions localisées, souvent proches de zones habitées (c'est encore plus drôle lorsqu'il y a du tourisme et des élevages de palourdes) résultant d'un laxisme des états pour contrôler des navires (sous pavillons de complaisances et conduit par des équipages pour lesquels la législation sur le travail est une abstraction métaphysique) rapportant des millions à des individus aux activités financiero-commerciales douteuses qui passent leurs week-end dans les plus beaux parcs naturels du monde (peut être les Bahamas ?).
On espère seulement que cette dimension sociale et politique sera exposée par le Centre de la mer afin d'informer les visiteurs jeunes et moins jeunes de la nécessité d'agir sur les autorités responsables pour que cessent de tels abus.
Institut océanographique, Centre de la mer, 195 rue Saint-Jacques, 75005 Paris ; tél. 01.44.32.10.70 ; site : www.oceano.org/cme
Quelques informations sur les pollutions marines
L'électricité ne soigne pas que les fous
Peut être aussi le corail. C'est l'expérience qu'ont tenté deux américains originaux. En créant une électrolyse, on attire vers l'un des pôles un flux de matière minérale dont le corail se serre pour bâtir son squelette.
Le constructeur n'a alors plus à se soucier pour trouver ses "briques" qui, habituellement, sont en partie fournies par les zooxanthelles (algues unicellulaires) avec lesquelles il vit en symbiose.
Le résultat : le corail n'a plus à dépenser son énergie à cette production et peut même survivre lorsque ses zooxanthelles l'abandonnent suite à une élévation de température, une pollution ou une baisse de luminosité. Une petite décharge électrique et le voilà reparti à construire sans se soucier des ses fragiles hôtes. L'étude expérimentale avance que les récifs ainsi "électrocutés" se développeraient trois à cinq fois plus vite que leurs congénères laissés "sans soin". On attend avec impatience que les grandes compagnies d'énergie tirent des câbles et des pylônes électriques sous les océans pour desservir les récifs du monde entier.
|
|
Pêche, science et surexploitation
Les entretiens " Sciences et éthique " consacrés à la pêche et la préservation des ressources marines se tiendront le 5 et 6 novembre à Océanopolis (Brest, Bretagne, France, planète Terre).
Tables rondes, débats et projections de films auront lieu sur le thème : " Après avoir œuvré pour développer des outils aidant ces humains barbares à surexploiter les océans, la science peut-elle aujourd'hui proposer des solutions pour mieux gérer les ressources naturelles ? ". Elle peut toujours proposer et on peut toujours rêver… Enfin, pas de mal à s'y intéresser.
Contact : Brigitte Bornemann-Blanc (02 98 41 46 05) - 3B Conseils
C'est pas les Bahamas
La mer de Barents, non seulement il y fait froid (au nord de la Scandinavie et de la Russie occidentale), mais en plus on y stocke du déchet radioactif, on y pêche plus que raisonnablement et on y laisse proliférer des espèces importées (crabe rouge royal).
Cri d'alerte du PNUE, tout cela plus les activités pétrolières et l'intense trafic maritime en font le problème écologique le plus alarmant de la région (Ah, pourquoi ? Il y en a d'autres ?). Oui, l'ère des mer mutantes est enfin arrivée.
Trafics sauvages
Le commerce d'animaux sauvages rapporterait entre 5 et 8 milliards d'Euros tout les ans. Rien de comparable bien sûr avec le chiffre d'affaire d'un grand groupe pétrolier ou d'un major de l'armement mais ça fait déjà pas mal de petites bêtes arrachées à leur environnement pour finir pulvérisées par la médecine traditionnelle ou croupies au fond d'un aquarium.
Chaque année, c'est 24 millions d'hippocampes, un million de pièces de corail ou 700 baleines (interdites à la pêche) qui sont prélevés. Entre les japonais qui avancent des arguments de " pêche scientifique " et le trafic illégal (troisième rang mondial après les armes et la drogue… difficile de chiffrer le pur trafic financier…) le monde sauvage n'a qu'a trouver une autre planète pour le planquer.
La CMAS n'attend pas la mondialisation
Rendez-vous à Shanghai du 21 au 28 octobre 2004 pour le 12ieme championnat du monde de nage avec palme organisée par la CMAS.
On savait les Chinois forts au ping-pong et redoutables en affaires mais la nage avec palme? Peut être faut-il relire Lao Tseu?
L'Europe manque de constitution…
… et la mer grignote ses côtes un petit peu plus chaque jour. Erosion naturelle ou aggravée par les aménagements du littoral, c'est 20% (soit 20 000 km) de côtes européennes qui sont exposées à un niveau que les experts qualifient de très élevé.
Bien sûr, on commence tout juste à se préoccuper de ces problèmes dans le cadre des aménagements côtiers (construction de port, de digues…) mais doit-on couler des tonnes de béton aux pieds des falaises de Normandie pour éviter qu'elles ne sombrent sous les flots ? Les paysages terrestres se transforment, est-ce encore notre folie qui nous pousse à vouloir contrôler la nature qui ne cesse de se transformer?
|
|
Corail : de charybde en Scylla
Ouf ! on se rassure, certaines espèces de corail (famille des acroporas) semblent survivre au réchauffement planétaire à la fois local et global (des études menées après El Nino semblent montrer que des espèces de corail sont capables d'adapter leur relation symbiotique avec des zooxanthelle capable de résister à l'augmentation de température).
Maintenant, il nous faut trouver un nouveau fléau pour être certain qu'ils ne résisteront pas au grand développement de notre bienveillante espèce. Facile, le gaz carbonique (pas de problème, dans le domaine, on est à la pointe du développement)! L'augmentation de CO2 dissous engendre de l'acide carbonique qui entraîne à accroissement de l'acidité des océans. Avec une estimation d'environ 20 à 25 millions de tonnes de C02 en excédent qui sont absorbées par les eaux, les coraux n'ont qu'à s'acheter des maisons Phœnix pour remplacer leurs squelettes calcaires complètement démodés.
Des piranhas pour les Parisiens
Les plongeurs qui prétendent avoir vus ces espèces de poissons aux Antilles les ont sans doute confondues avec les fameuses sardines carnivores tropicales Petit Navire. Les piranhas ne vivent que dans l'eau douce (sans sel, pas même une larme de cognac) et c'est le Musée national d'histoire naturelle (Aquarium de la Porte Dorée) qui nous présente une exposition sur ces mythiques animaux.
On y descendra les fleuves de l'Amazonie pour découvrir que la famille piranhas n'est pas uniquement constituée de monstres sanguinaires avides de chair humaine. Et oui, comme quelques rares humains certains de ces poissons sont végétariens (les " kumaru ") et leurs dents acérées ne servent qu'à dépecer fruits et graines qu'ils glanent dans les rivières.
Informations sur le site www.aquarium-portedoree.org
Préservation du thonidé : une alternative à la boite en fer blanc
Difficile de dire combien de sushis on peut faire avec un seul animal, mais malgré sa carrure olympique, le thon est débité en tranche à un rythme plus qu'alarmant. La production de thon c'est 4 millions de tonnes métriques par ans, soit 9% du commerce internationale de poisson. Et que les mangeurs de sushis le comprennent, ça ne fait qu'augmenter.
Alors, le WWF et TRAFFIC (le réseau de surveillance du commerce d'espèces sauvages) lancent une alarme pour que les gouvernements prennent des mesures pour arrêter de surexploiter les stocks. Sur les 23 stocks identifiés, 5 sont déjà surexploités et 11 à leur niveau d'exploitation maximum. Comme on le sait, les gouvernements semblent plutôt lents à prendre des mesures risquant de faire perdre de l'argent à ceux qui en détiennent le plus, il peut être judicieux de penser soi-même à faire l'effort que les maîtres du monde refusent de faire. Et si un label de pêcherie "durable" venait à apparaître, dépenseriez-vous un peu plus pour préserver les bancs de poissons?
|
|
Les bons plans de la plongée
Oubliez les poissons à paillettes et les coraux psychés comme une pochette de disque de Frank Zapa ! Revenons à des valeurs sûres : la bouteille ! La Seine, une épave française coulée au milieu de la Manche en 1955 accueille tous les plongeurs qui savent lever le coude.
Surtout, ne pas oublier la visite de la cave, pardon, de la cale où 20 000 bouteilles de champagne attendent le plongeur qui sait que la mer ne contient pas que de l'eau. On se rassure, les risques d'ADD sont faibles, le champagne, bien que, paraît-il, encore gouttu, aurait perdu toutes ses bulles.
Trop d'algues donne la fringale aux requins
Il faut que le nombre d'agressions par les requins augmente dramatiquement sur les côtes de Louisiane et du Texas pour que l'on s'inquiète enfin des 15 000 km2 de littoral situés dans le golfe du Mexique totalement asphyxiés par une prolifération chronique d'algues. En effet, les rejets agricoles (nitrates, phosphates) entraînent en été un développement massif de d'algues planctoniques épuisant l'oxygène dissous dans l'eau de mer et indispensable à la respiration des autres espèces.
Et ça rendrait les requins plus agressifs ? En fait, dans ces "zones mortes", tout ce qui peut se déplacer (poissons, crustacés,…) s'enfuit et le reste, simplement meurt asphyxié. Alors, les requins doivent aller chercher ailleurs leur pitance… Pourquoi pas au Texas (un Etat où on sait accueillir les requins) dont les côtes bordent la fameuse "zone morte" et servent de terre d'asile au émigrants de toutes écailles qui fuient le désastre annuel déclenché par les brave agriculteurs américains. Evidemment, il faut que des baigneurs commencent à se faire mordre par les requins pour qu'on commence à ce soucier des catastrophes écologiques. Il paraît que les américains sont des gens responsables ?
Parole de coroner
Selon ces sympathiques personnes qui s'occupent de nos corps de plongeurs traumatisés après que nous ayons fait une grosse bêtise, les statistiques de plongeurs noyés n'ayant pas largué leur ceinture de leste sont alarmantes.
Amis plongeurs, même si le métal que vous portez à la ceinture est lourd comme de l'or, il ne vaut pas une noyade. Encore une fois, c'est le manque d'entraînement, la méconnaissance de l'équipement et des systèmes de leste peu pratiques qui sont inculpés. Et oui, apprendre à larguer une ceinture n'est pas juste un exercice d'aisance.
|
|
Le fer chinois est bon pour le plancton
Pour que le plancton se développe, il faut de l'oxygène (on en trouve encore un peu dans l'air du temps), du carbone (abondant, surtout sur les côte de l'océan Périphérique), et du fer. L'oxyde de fer est fourni aux océans par la terre (oui, toute une histoire d'amour) : tempêtes de sable et érosion côtière sont responsables des transferts de minéraux de la terre vers la mer.
Mais depuis 20 ans, la Chine s'efforce de conserver les terres : aménagement de zones désertiques, consolidation du littoral et autres manœuvres ont permis de contrôler l'érosion des sols sur près d'un milliard et demi d'hectares et de replanter plus de 10% des zones désertiques. Résultat, plus d'oxyde de fer pour le plancton et selon la " Planktos Foundation " le taux de plancton dans le Pacifique du nord n'aurait cessé de décliner depuis 25 ans. Aucun doute que cette baisse ai des conséquence sur la chaîne alimentaire qui en dépend. Alors, pour sauvez les baleines, vous pouvez toujours jeter vos vieux clous à la mer !
Drogue : les poissons prennent trop d'acide…
…mais ça ne les fait pas halluciner ! Le responsable, le taux de dioxyde de carbone qui augmente dans l'atmosphère. Les océans sont comme nous, ils respirent le gaz carbonique relâché dans l'atmosphère et plutôt que d'avoir le cancer, ils décident de devenir plus en plus acides en fabriquant de l'acide carbonique. Les experts avancent que le PH des mers pourrait baisser de 0,4 points d'ici 2100. Après tout, ça ne devrait pas trop nous gêner pour nous baigner !
Oui, mais qu'en penser les crabes, les coquillages et les récifs de corail ? Tous ces animaux forment des squelettes calcaires pour se loger et se protéger et le calcaire n'aime pas trop les milieux acides. Aussi, les scientifiques regroupés par le UK's Royal Society pour étudier le problème avancent que l'augmentation de l'acidité risque d'affecter les espèces planctoniques ainsi que la croissance des poissons. Heureusement, les changements climatiques et les problèmes posés par les émissions de gaz à effet de serre sont affichés comme une priorité par les autorités du Royaume Uni pour le prochain sommet du G8 qu'il présidera. Ouf, si le G8 s'occupe d'environnement, tout va bien !
|
|
Quoi, distribution de topinambours ?
On ne sait toujours pas si les topinambours rendent sourd mais le rut de la femelle Porichthys notatus décuple son acuité auditive. Normal, le mâle est un dragueur un peu bourru qui ne trouvent rien d'autre à faire pour courtiser la gazelle que d'émettre un grognement libidineux. Dans sa vie de tous les jours, la femelle fait comme si de rien était : elle ne perçoit pas cette fréquence émise par le garçon pour amener la belle au fond de son lit.
Un bon moyen pour ne pas être dérangé par les importuns qui n'en veulent qu'à vos fesses ! Mais quand les hormones racontent à la dame que des galipettes seraient bien appréciables, tout change. Miracle, l'oreille s'adapte sous l'influence de la testostérone et des œstrogènes. Le ronronnement du mâle devient parfaitement audible et les deux partenaires peuvent alors se retrouver, sachant qu'ils sont parfaitement sur la même longueur d'onde. Ah, si c'était si simple chez les humains !
PFO, toujours le cœur
On le sait , certains cœurs ne sont pas réglementaires. Ils ont un méchant trou entre le ventricule droit et le gauche, laissant passer la circulation veineuse dans le flux artériel sans traverser le filtre du poumon. Ce trou, on l'appelle tout simplement Patent Foramen Ovale, un résidu de temps fœtal où les poumons n'étaient pas encore en action. Le cas est gênant pour un plongeur car il augmente le risque d'accident de décompression. Une étude menée à l'hôpital de Berne (Suisse) montre que cette malformation multiplie par 5 le risque d'ADD neurologique sérieux.
Sur un échantillon de 230 plongeurs étudiés, 27% montrait un PFO (la moyenne de la population est entre 25% et 30%). Sur ces 27%, plus du quart avait été sujet à un accident de décompression sérieux, contre seulement 6% pour les autres 63% (pas de PFO). Aussi, après assigné des échelles suivant la largeur de l'ouverture, l'étude montre que le risque d'ADD augmente proportionnellement à cette dernière. Bien sûr, la détection d'un PFO nécessite un équipement ultrason particulier mais comment accréditer un certificat médical de non contre indication à la pratique de la plongée alors que la recherche d'un PFO n'est pratiquement jamais entreprise ?
|
|
On essore les Açores
L'Europe, c'est formidable ! Non content de laisser tomber ici et là les acquis sociaux des citoyens pour que puisse s'exercer librement le droit de quelques uns à faire du fric, on autorise les flottes européennes de chalutiers de haute mer à venir racler les grands fonds autour de l'archipel des Açores (accords pris lors du dernier conseil des ministres européen de la pêche). Voilà, une des dernière région marine d'Europe encore préservée, abritant un écosystème rare et intelligemment gérée par les pêcheurs locaux (la seule industrie de pêche européenne pouvant être qualifié de " durable ") jetée en pâture aux grands prédateurs de la planètes " Toujours plus ".
Bien sûr, les autorités des Açores ont saisi la cour européenne de première instance pour demander un délai de deux ans afin de mettre en place un procéder de régulation de cette pêche. Demande rejetée, les digressions environnementales n'ont pas de poids devant la voracité des industrie du hareng ! En attendant, une soixantaine de chalutiers espagnoles ont été signalés pêchant dans ce nouvel Eldorado. Sachant qu'un de ces navire ramène en un voyage entre 5% et 10% des prises annuellement rapportées par l'ensemble de la flotte des Açores, il n'y a pas de raison de s'inquiéter. Qui a parlé de développement durable ?
|
|
Pas la pêche…
Après avoir alarmées le monde entier sur les menaces qui pèsent sur les coraux tropicaux, les grandes institutions de préservation de l'environnement reviennent à la charge au sujet des récifs de corail d'eau froide. Ces cnidaires d'eau froide, cousins des espèces tropicales, vivent entre 200 et 1000 mètres de profondeur dans des eaux dont la température varie entre 4 et 13 degrés. On compte parmi cette famille différentes anémones ainsi que des coraux de récif aux squelettes calcaires.
Le premier responsable de la mort de ces récifs ? Le chalutage en eau profonde que l'industrie de la pêche pratique de plus en plus afin d'aller chercher toujours plus profond des réserves de poissons qu'elle a déjà fortement appauvri par ses prélèvements un peu excessifs. Certains de ces récifs couvrent des surfaces pouvant atteindre une centaine de km2 et abritent une faune et une flore encore mal connu des scientifiques. Leur vitesse de croissante serait dix fois plus lente que leurs cousins tropicaux et comme ils ne présentent aucun enjeu touristique (personne pour aller flâner à 500 mètre de fond) il semble difficile de penser que ces paysages puissent survivre à l'insatiable surexploitation humaine des " ressources naturelles ".
Un tapi rouge pour PADI
On le sait, l'exception française fait que nous somme le seul pays ou les moniteurs PADI ne peuvent pas travailler (les moniteurs fédéraux non plus d'ailleurs, parce que, tout le monde le sait, le benevola nourrit son homme et qu'un plongeur ne vit que d'eau fraîche). Voilà, c'est fait, les moniteurs PADI peuvent maintenant passer une version allégée du sacro-saint BEES1, et exercer en toute légalité leur profession.
Ces derniers sont dispensés des tests de sélection et de la préformation ainsi que des modules UF1 (perfectionnement technique) et UF2 (pédagogie de la pratique) de la formation modulaire. D'autres petits allégements son encore prévus mais l'essentiel de l'institution reste : La formation additionnelle ou il est question de démontrer ses capacité d'évolution dans l'espace lointain et le vénérable tronc commun afin d'apprendre le plaisir de l'université aux futurs moniteurs de plongée. Tout ne se relâche pas en France et on veut bien des instructeurs PADI mais formés à la française. Que vont-ils enseigner à leurs élèves ?
|
|
Pas la pêche (2)…
La fin de la morue, c'est ce que prévoit le Fond Mondial pour la nature d'ici une quinzaine d'année. La mer de Barents est le plus important vivier de cabillauds (même si c'est le même poisson, votre voisine ne comprendra pas si vous la traitez de cabillaud) et les quantités de poissons pêchés ont chuté de 70% ces trente dernières années.
C'est près de 500 000 tonnes qui sont pêchés chaque années entre la Russie et la Norvège ce qui représente selon le WWF 100 000 tonnes de trop sans prendre en compte ce qui est prélevé illégalement et non déclaré. Les mamans vont devoir se creuser la tête pour trouver un substitue au délicieux poisson pané.
La Grande Bretagne sous le plastique
Des sachets plastiques sur nos plages? Plaisanterie comparé à la quantité de matières plastiques que des chercheurs anglais ont trouvé en prélevant des sédiments sur les fonds des côtes de l'Angleterre. Un tiers des dépôts non naturels serait des matières plastiques.
Bien sûr, les vers et autres mollusques vivant sur ces fonds en raffolent et ingurgitent ces déchets comme du caviar. Le reste, la chaîne alimentaire seule sait où ce plastique finit. Dans nos assiettes certainement, puisque nous sommes les prédateurs les plus élevés dans la chaîne. Mangez du poisson, c'est bon pour la santé!
La FFESSM aime les fossiles
Appel direct au président de la République pour qu'il sauve… non, pas la mer, même J. Chirac ne le peut pas. La Calypso ! Le navire croupit depuis 1998 dans le port de la Rochelle ce qui n'est pas supportable pour les représentants de la FFESSM.
Chacun est invité à participer et vous pouvez envoyer vos oboles à Alain Foret (calypso@ffessm.fr). Pour J. Chirac, c'est enfin l'occasion de réussir un sauvetage. Après avoir échoué avec la sécurité sociale, les retraites, le pouvoir d'achat et l'emploi, il arrivera peut être à faire revivre l'âme du commandant (qu'en pensera le Général?).
|
|
Le téléphone cellulaire en plongée autonome
Il n'est pas encore possible d'appeler votre conjoint(e) avec votre portable depuis le pont du Donator mais faites quand même attention, ce dernier peut partir à votre insu pour des plongées virtuelles. C'est ce qu'ont remarqué certaines grandes marques d'ordinateurs de plongée, les ondes émises par les téléphones portables sont susceptibles d'activer un ordinateur, de le passer en mode " plongée " et d'enregistrer cette plongée fictive dans le log-book de l'ordinateur.
Rien de bien grave, mais pour ne pas user les batteries inutilement et garder cohérente la mémoire de vos plongées il est conseillé de maintenir le portable à une distance d'au moins un mètre de l'ordinateur. On se demande comment va varier la courbe de sécurité de ces machines lorsqu'on plongera avec son téléphone dans la poche de son gilet ?
Peut-on sauver la grande barrière ?
C'est ce que tentent les autorités australiennes en interdisant l'accès (juillet 2004) à près d'un tiers de la surface du plus grand récif de corail du monde. Une dizaine de million d'hectares sera fermée à la pêche et à la navigation d'ici juillet 2004 pour espérer préserver les 1500 espèces de poissons, 400 de coraux, 400 de d'éponges et 4000 espèces de bigorneaux et autres mollusques. On se réjouit à moitié, sachant que dans le même temps des chercheurs de l'université de Queensland anticipent la destruction de 95% du récif d'ici 2050.
Cause première, le réchauffement des eaux. D'autres pessimistes (c'est ainsi que les personnes " positives " nomment leurs congénères plus réalistes) avancent d'autres causes pouvant lourdement détériorer l'édifice de corail comme les rejet d'eau polluée en provenance de l'agriculture et de l'industrie. Alors, il est possible de réglementer la pêche et la navigation mais réglementer l'industrie internationale et la consommation qui va avec ce mode de vie productiviste est une autre affaire et les conférences sur la régulation des gaz à effet de serre qui ont eu lieu ne nous laissent pas très d'optimiste sur la volonté que les maîtres du monde ont d'éviter les grandes catastrophes écologiques. Plongeons maintenant avant que la poubelle ne déborde !
|
|
Les satellites ne servent pas qu'à envoyer des SMS
Grâce au satellite japonais ALOS, L'IRD (Institut de Recherche pour le Développement) se propose de surveiller les mangroves. Oui, les mangroves, c'est plein d'arbres, boueux et parfaitement inaccessibles et c'est pour ça que l'on n'y va que très rarement pour passer nos vacances. Mais les mangroves servent de nurseries à de très nombreuses espèces de poissons et jouent un rôle primordial pour la stabilisation des zones côtières.
Pourquoi s'y intéresser ? Simplement parce que de nombreuses zones de mangroves sont menacées. Réchauffement planétaire, tempêtes, élévation du niveau des océans, et bien sûr, destruction intentionnée pour y bétonner des petits paradis tropicaux pour les touristes, les mangroves suivent la loi de la nature : elles disparaissent devant la folie des hommes. Bonne idée le satellite, on pourra maintenant regarder du ciel notre bêtise et nos folies. Peut être cette distance nous permettra de mieux nous comprendre.
Les requins à Paris
Comme dans toutes les grandes villes du monde, les requins abondent à Paris. Sans doute est-ce pour cela que le Palais de la découverte propose une exposition temporaire " Grands prédateurs " (jusqu'au 14 juillet 2004… les grands prédateurs disparaissent-ils pour la fête de la révolution ?) et convie les passionnés de squales à une conférence sur ces animaux.
Mathieu Ducroq, responsable du groupe des spécialistes des requins de l'UICN et Bernard Seret, spécialiste des requins et chercheur au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris parleront de leur mode de vie, leurs écosystèmes, leur reproduction, et bien sûr, la pêche qui les décime.
Conférence le mercredi 9 juin 2004 à 15h00.
Entrée libre sur inscription obligatoire à : requins@palais-decouverte.fr ou par fax au 01 40 74 86 00
La sociabilité mène à l'anéantissement
Globicephala melas reste avec ses frères, quoi qu'il arrive. Poussé par les pêcheurs vers les côtes, le globicéphale noir se laisse aller à l'échouage pour suivre ses congénères. Alors, il s'échoue ou bien des pêcheurs aux traditions sanguinaires égorgent l'animal avant qu'il puisse regagner le large. Le delphinidé pèse bien ses 2 à 3 tonnes et pourrait représenter une quantité de viande non négligeable. Malheureusement, sa chair est saturée en mercure et aujourd'hui déclaré impropre à la consommation.
Ca se passe aux îles Féroé (archipel danois au nord de l'Ecosse) et cette chasse sanguinaire se poursuit pour perpétrer une tradition que plus personne ne respecte. Les danses, les feux sur les collines, les courses le long de la côtes n'existent plus et seul perdure le massacre sanguinaire aujourd'hui dépourvu de tout objet alimentaire. L'espèce n'est pas menacée mais à une époque ou la vie sauvage s'étiole aussi vite que nos sociétés se " développent " il reste navrant d'apprendre que perdurent encore des traditions si destructrices dénuées de rite et d'objet. Ne reste qu'à écrire aux autorités danoise pour que cesse cette absurdité.
|
|
L'invasion des crabes géants
Un mètre cinquante de diamètre, Une dizaine de kilo et une couleur rouge à faire frémir un ex dirigeant du Kremlin, tel est le portrait robot de l'armé d'invasion. Le " King Crab " rouge (Paralithodes camtschaticus), originaire du Pacifique nord, déporté dans les années soixante, sous Staline, dans la mer de Barents (entre la Russie et la Norvège) pour nourrir les populations de l'extrême Nord de l'URSS, envahit maintenant les côtes Ouest de la Norvège. Le grand péril rouge, c'est plus de 12 millions de crabes qui dévorent tout ce qui peut l'être sur les fonds de la mer de Barents.
Bien sûr, l'animal est comestible (même apprécié) et donc, pour l'instant, le gouvernement Norvègien ne fait que peu d'effort pour tenter de réguler le déferlement. Grave erreur selon le WWF qui signale que l'invasion risque d'appauvrir l'écosystème et de chambouler ce dernier au point de mettre en danger la région actuellement reconnue comme un des plus productifs écosystèmes marins. C'est donc les chaînes alimentaires qui seraient impactées, risquant de décimer les espèces sur lesquelles la pêche actuelle s'appuie.
Aussi, connaissant le goût des blindés rouges pour l'internationale, d'autres s'inquiètent que l'avancée de se borne par aux régions nordiques mais se poursuive, et pourquoi pas, jusqu'à l'Espagne. Bien sûr, côté Atlantique, la Méditerranée étant encore trop chaude pour ces animaux, si vous croisez une chose rouge et rampante au large de Marseille, il s'agit plus sûrement d'un ROV expérimental de la COMEX que d'un crabe géant émigré d'Alaska.
|
|
On ne s'entend plus sous la surface
Ouest Atlantique, Etat de Washington, les orques ont augmenté la durée de leurs appels. Le trafic maritime ayant été multiplié par 5 ces dix dernières années, on ne s'entend plus sous la surface! Encore pire pour ces malheureux orques : ils attirent les touristes qui déplacent toutes sortes de navires poussés par de bruyants moteurs pour satisfaire leur curiosité.
Et les orques ont néanmoins besoin de parler. Les discutions sont indispensables pour mettre en place les stratégies de pêche ainsi que pour garder le contact avec le groupe. Le bruit de fond dû aux pollutions sonores humaines serait un vrai désagrément qui les obligerait à émettre des sons plus longs pour arriver à ce faire comprendre dans tout ce brouhaha. Pour l'instant, aucun incident, mais si les orques se mettent à gueuler parce que les humains ne respectent plus rien ça risque de mal finir.
Les requins baleines sont photogéniques
C'est ce que semble croire l'association américaine Shark Trust qui milite pour la protection de ces animaux. Le Rhincodon typus est un grand voyageur. Il se promène à travers les mers du globe et personne ne sait vraiment quels trajets ces bêtes peuvent bien suivre ni les raisons de ses incessants déplacements. Alors, Shark Trust soutenu par Padi (Project AWARE Foundation) lancent un grand appel à photographie.
Vous croisez un requin baleine en plongée, prenez le en photo et envoyez la photo au projet AWARE en spécifiant le lieu et la date à laquelle la rencontre a eu lieu. Même si le requin à été aperçu dans une marre en Normandie ou derrière une dune au Sahara ça les intéresse. En fait, chaque requin est parfaitement identifiable grâce aux taches qui décorent sa robe. Il serait ainsi possible de recouper les photos, et ainsi pouvoir tracer une cartographie des migrations de ces mystérieux voyageurs.
Envoyez vos photos (non, pas celles de votre copine en bikini sur le pont de bateau) ainsi qu'une brève description (date et lieu) à : aware@padi.ch
ou sous pli l'adresse postale :
Project AWARE Foundation, Oberwilerstrasse 3, CH - 8442 Hettlingen
|
|
Déserts, progression du mal
" Zones mortes ", c'est le terme employé par le PNUE (Programme des Nations Unis pour l'Environnement) pour parler des 150 zones marines du globe dans lesquelles la vie ne peut plus exister. La faute à l'azote et au phosphore (fertilisants, pollutions industrielles et automobiles) qui favorisent une prolifération anarchique du phytoplancton, entraînant un appauvrissement en oxygène de l'eau… Toujours d'après le PNUE, ce chiffre aurait doublé depuis 1990 et chacune de ces zones désertifiées peut atteindre jusqu'à 70 000 km2. Principalement regroupées le long des côtes des pays industrialisés (côte est américaine, atlantique, Manche, mer du Nord en Europe, Méditerranée, Mer Caspienne, Mer Adriatique en Europe, littorale japonais…) cette mort par anoxie préoccupe les experts au point qu'ils en mettraient de côté le problème de la surexploitation halieutique.
Désert, un mot qui peut faire rêver certains par le biais des images de dunes qu'il véhicule mais en inquiéte d'autres qui le voient comme l'extension du recul du vivant : terres privée de substrats incapables de maintenir une végétation, mers privées d'oxygène… sociétés humaines privées d'espoir de changement véritable. Nous avançons vers le désert, son ultime frontière : la disparition de la couche d'ozone. Nous sommes tous responsables, ne serait ce que par le biais de la baguette que nous achetons chez notre boulanger. A chacun de faire selon sa conscience : continuer à profiter d'un environnement qui ne supportera pas longtemps le poids d'une humanité en perpétuel développement ou changer radicalement ses actes au quotidien.
|
|
Nausicaa du 12 au 14 avril
Le festival des images de la mer ouvre ses
portes à Boulogne sur Mer : films, photos et peintures. Une 13ième édition
placée sous le signe du développement durable. On espère qu'ils ne
souhaitent pas développer la mer durablement, elle est déjà bien assez
exploitée aujourd'hui!
http://www.nausicaa.fr
Les Martiens pratiquaient déjà la
plongée
Une ancienne mer sur
Mars? C'est ce qu'affirment les scientifiques de la NASA après la
découverte par " Opportunity " (le robot géologue en vacance sur Mars) de
traces dans les roches rendant indubitable la présence passée d'une mer
salée dans le Meridiani Planum.
Les robots continuent de prélever des échantillons et on
espère qu'ils permettront de déceler l'éventuelle présence d'une ancienne
vie microbienne sur la planète rouge. De là à dire que les plongeurs sont
des martiens comme les autres il n'y a qu'un pas.
|
|
Galápagos sous haute protection
La plus Grande réserve marine du monde vient de voir le jour : des îles Cocos (Costa Rica) aux Galápagos (Equateur), elle inclut une partie des eaux territoriales du Panama et de la Colombie. C'est plus de 200 millions d'hectares d'océan qui deviennent protégés suite à un accord entre l'ONU et les pays concernés.
Les résidents, baleines, requins, tortues, alligators, poissons de tous bords et oiseaux marins se réjouissent de cette décision, sachant qu'ils disposent d'une large zone préservée des méfaits de l'homo-sapiens. En effet, ce concept de zone étendue permettra pour de nombreuses espèces d'effectuer en toute tranquillité les migrations traditionnelles nécessaires à leurs modes de vie, d'alimentation ou de reproduction.
La Royal Navy crée un parc d'attractions pour les plongeurs
La Scylla , une frégate anglaise de 2.500 tonnes va être coulée fin Mars au large de Plymouth. La future épave sera équipée pour la plus grande distraction des plongeurs : ouverture d'une soixantaine de baies dans la coque pour permettre aux explorateurs subaquatiques de découvrir ses coulisses et nettoyage des superstructures inutiles pouvant présenter un danger pour la plongée.
La Navy canadienne avait déjà œuvré dans ce sens en coulant certains anciens navires mais c'est le premier projet de ce type en Europe. Le budget s'élève à un million de Livres en parti financé par l'aquarium de Plymouth qui espère que l'épave servira d'habitat pour la faune sous-marine. Le dernier commandant de la Scylla, le capitaine de vaisseau Mike Booth se déclare ravi par ce rôle futur du navire.
Il n'y a pas que la bouteille dans la vie
Un stage d'apnée en mer rouge la première semaine de Mai ? Le Point Formation de Paris vous le propose pour 1244 € tout compris.
Sans qu'aucun niveau ne soit requis, il est préférable que les participants aient une connaissance de l'apnée supérieure à celle d'un hareng en matière en parachutisme.
Le stage se déroulera en Egypte à Marsa Shagra et les inscriptions sont à prendre jusqu'au 10 Mars !
Renseignement : Point Formation Paris (Franck Missera), 01.43.20.09.02. ; e-mail : info@pretaplonger.com
|
|
La FFESSM en eau chlorée
Les instances fédérales se préoccupent de la vie quotidienne de ses adhérants ! La piscine, le lieu le plus fréquenté par les plongeurs fait l'objet d'une enquête afin d'améliorer les conditions de plongée des pratiquants français. D'abord, il faut déclarer si l'on s'adonne plutôt à la pêche sous-marine, à l'orientation, à l'archéologie, à la nage en eau vive, à la biologie ou à la plongée souterraine… On peut néanmoins ne s'exercer qu'à la plongée "ordinaire".
Après, on remplit un peu déprimé les paragraphes concernant la qualité des équipements, l'abondance de locaux et de créneaux horaire, l'existence des équipements de sécurité et le niveau remarquable d'hygiène de l'établissement. Toutes les remarques sont bonnes à prendre et on espère que l'années prochaine il sera en fin possible d'installer un compresseur afin de ne plus être obligé de transporter les blocs, chaque semaine, du bassin au magasin de plongée le plus proche pour avoir un peu d'air. Et puis, on va quand à la mer ?
Formulaire à remplir par les clubs, disponible sur le site de la FFESSM
La Planète Bleue : à la recherche du sensationnel
Bien dans son époque, ce film montre des images d'une remarquable qualité et des scènes d'exceptions qu'il a sans doute fallu des années (3000 jours de tournage ?) pour rentrer dans la caméra. Etonnant l'ours polaire qui chasse le béluga bloqué dans un trou sur la banquise ou ce banc de sardine malmené par un congloméra de requins, dauphins, phoques et autres oiseaux de mer. Le plus gros budget de l'unité Histoire Naturel de la BBC (7 millions de livres), 7000 heures de rushes et une technologie à faire pâlir les plongeurs de la COMEX, ce film se place sous le signe indiscutable du sensationnel.
A part qu'il offre une vision du monde marin découpé en espaces écologiques (zone médiolittorale, infralittorale, domaine pélagique et zone abyssale) ce qui permet de voir les tribulations des espèces entre elles dans leurs environnements, ce film (ainsi que le livre qu'il inspire) n'apprend pas grand chose sur ces espèces et leurs interactions les unes avec les autres. L'éthologue, le biologiste ou l'écologiste amateur restera donc sur sa faim ainsi que le simple promeneur qui espère enrichir sa compréhension des espèces en observant ces dernières agir dans leur milieu. Seul enseignement d'importance : le grand mange le petit et les méchants les gentils! Mais pour cela nul besoin d'aller sur la banquise ou dans les fonds abyssaux pour le comprendre, l'observation de ses congères au quotidien suffit !
www.laplanetebleue.net
|
|
La tolérance zéro ne touche pas que les chauffards
Pas encore de radar automatique au large des côtes françaises mais une zone de protection écologique élargie jusqu'à 100 km (contre 22 km actuellement) sur le littoral méditerranéen. Les Dobrudja et autres navires pollueurs pratiquant le déballastage sauvage n'ont qu'à bien se tenir. Les autorités pourront maintenant poursuivre ces derniers dans cette zone élargie et leur faire payer le prix pour leurs incivilités.
Aussi, les peines se durcissent. Le Dobrudja, cargo Bulgare de 9 000 tonnes, arraisonné l'été dernier au large d'Oléron a vu sa mesure d'immobilisation rapidement levée après paiement de 300 000 € par le propriétaire et son capitaine vient d'être condamné à 200 000 € d'amende. On sait que l'état français ratisse de tous les côtés pour tenter de résorber son déficit budgétaire, mais faire payer sévèrement les pollueurs est quand même mieux que de réduire les budgets de la recherche.
|
|
Des origines de l'homme : controverse
Le singe va-t-il perdre sa place dans la chaîne de l'évolution au profit des cœlentérés ? En tous cas, si on en croit une étude de l'Australian National University, certains gènes impliqués dans la genèse de notre système nerveux seraient présents chez le corail Acropora millepora. Sur 1300 gènes appartenant au corail, 500 étaient déjà répertoriés et une cinquantaine seulement chez l'homme.
On s'acharnait sur la pauvre drosophile pour essayer de comprendre ce qui se passait au fond de nos cellules mais peut être n'avons nous pas choisi la bonne parenté. Toujours très prétentieux, ces vertébrés croyaient qu'ils avaient la primauté de ces innovations évolutionnistes mais encore une fois, l'homme n'a rien inventé. Reste maintenant à ce méfier de ces coraux " trop évolués " qui pourraient, si l'on n'y prend pas garde, prendre notre place.
|
|
Calamars de Noël
Non, ce n'est pas pour servir de décoration que le Euprymna scolopes se transforme en sapin de Noël ! Plutôt pour approcher ses proies.
La lumière qu'il produit à l'aide d'acides aminées subtilement assemblés en protéines par des bactéries savantes lui sert à masquer l'ombre caractéristique de l'animal.
On savait les espèces marines particulièrement inventives dans l'art du camouflage, mais ces calamars là on du prendre des cours à l'école des Jedi's.
Y'a plus de frontière
Pour se venger des millions de touristes qui envahissent pendant leurs vacances les zones littorales des tropiques, les algues tentent de nous renvoyer la pareille. Après un assaut en règle de la Caulerpa taxifolia, c'est maintenant sa copine, la Caulerpa racemosa qui s'installe en Méditerranée. Venu d'Australie, cette dernière est plus petite que taxifolia, mais semble se propager beaucoup plus vite et on estime à 500 kilomètres la zone littorale qu'elle occupe entre le Maroc et Israël. La côte d'Azur, lieu de villégiature très recherché de par le monde est aussi touchée : une vingtaine de sites sont recensés.
Et oui, fini le bon temps ou chacun restait chez soi. Canal de Suez et trafic maritime font de notre petite mer protégée une véritable niche pour accueillir toutes sortes d'espèces qui, lassées des eaux tropicales peu nutritives, tentent d'émigrer en espérant trouver dans le monde "développé" un bien être matériel illusoire, au détriment des espèces endémiques, et forcement chauvines, qui finiront tôt ou tard par adhérer au Front National.
|
|
Le saumon ne tue pas encore mais provoque le cancer
Naïf, on se dit que le truc pour ne pas transformer en désert l'océan c'est l'élevage. Alors, on y va, on piscicultive ! Bon, certes on détruit les mangroves pour élever des crevettes, on noie la mer sous les antibiotiques et les farines de poissons pour nourrir d'autres poissons qui finiront par nourrir des humains (qui eux ne nourrissent encore personne à ce qu'on sait).
Selon des chercheurs de l'université d'Indiana, le saumon d'élevage contiendrait des taux de dioxines, de PCB et d'autres polluants cancérigènes largement plus élevées que son homologue sauvage. Sachant que dans le monde plus de la moitié des saumons consommés sont élevés, que la France est le deuxième consommateur mondial après le Japon et que les animaux issus d'élevages européens sont en moyennes plus contaminés que ceux des élevages des Amériques, on se demande quand va survenir la prochaine augmentation du paquet de saumons. Mais peut être n'est-ce là qu'une manœuvre de la propagande américaine pour une fois de plus jeter le discrédit sur ces satanés mangeurs de grenouilles ?
|
|
Protection de l'environnement ou des frontières économiques
Palau, groupe d'îles-état de la fédération de Micronésie a décidé d'interdire la pêche des requins, des cétacés, des raies, des tortues et des poissons de récif aux navires étrangers.
Une zone de 93 kilomètres s'étendant au larges des îles se voit ainsi protégé. Espérons que ce sont des motifs de préservation d'un environnement naturel exceptionnel qui motive cette décision, même si l'intérêt reste financier puisqu'une telle décision ne sera que favorable à l'exploitation d'un tourisme amateur de nature, plutôt que la volonté de s'assurer l'unique exploitation d'une zone de pêche particulièrement riche.
|
|
|
|
La mer à bout de souffle
Dans vingt ans, auront nous encore des poissons dans nos assiettes ? Selon l'IFPRI (International Food Policy Research Institute), la consommation mondiale augmenterait d'un tiers d'ici 2020, passant de d'une centaine de million de tonnes actuellement à 130 millions. Les pays " en voie de développement " voyant à la fois leurs richesses et leurs populations s'accroître leur consommation de poisson augmenterait de plus de 50% en 20 ans.
Alors que de nombreuses espèces sont déjà aujourd'hui surexploités, il est impossible de supposer possible cet accroissement grâce aux seules ressources naturelle.
La solution : l'aquaculture. Reste que l'on connaît les conséquences nocives des fermes marines sur l'environnement côtier (pollutions, détérioration du littoral) et les problèmes sanitaires liés à ces élevages. Rien n'empêche de réfléchir à des modes de production plus " respectueux de l'environnement " et " durable ". Cependant, l'accroissement perpétuel de la population humaine et de sa consommation est-il compatible avec une telle terminologie et les idées qu'elle voudrait exprimer ?
|
|
|
|
Corail haute température
Une étude menée sur les récifs coralliens de la Floride, au large du golfe du Mexique, par Richard Aronson du Dauphin Island Sea Lab semble montrer que les récifs de la famille des acroporas (corne-de-cerf, corne-d'élan,…) profiteraient de l'augmentation de la température de l'eau. Il est bien connu que les coraux de récif vivant en symbiose avec une algue unicellulaire (les zooxanthelles) supportent très difficilement les accroissements de température du milieu, ayant alors tendance à expulser ces algues. Cette " maladie " des coraux est connue sous le nom de " blanchissement du corail ".
Il est bien connu que les coraux de récif vivant en symbiose avec une algue unicellulaire (les zooxanthelles) supportent très difficilement les accroissements de température du milieu, ayant alors tendance à expulser ces algues. Cette " maladie " des coraux est connue sous le nom de " blanchissement du corail ".
Les relevés montrent que l'acropora s'est étendu ces vingt dernières années depuis le nord du Mexique jusqu'au Texas. Cependant, il serait bien trompeur de conclure que l'augmentation de température des mers favorise le développement des coraux, il ne s'agit que du cas de la famille des acroporas, et même pour cette dernière, une température au delà de 32 degré lui reste fatale.
|
|
Les hauts fonctionnaires européens ne fument pas que du hareng
C'est la raison pour laquelle J. Chirac s'empresse de demander une "vraie étude scientifique". Les eaux européennes font grise mine.
La morue devient si rare qu'il faut la pêcher avec des bathyscaphes, le lieu noir a décider d'aller faire un tour sur les montagnes russes, le cabillaud est sans doute partis en vacance aux Bahamas et les merlans ont voté une loi pour interdire leur friture! Vous prendrez bien un petit quota ?
Lire la suite... ?
|
|
La nécessité des réserves marines
C'est l'île de Port-Cros qui nous rappelle que pour réagir et tenter de préserver les espèces mises en danger par toutes sortes d'entreprises humaines, créer des réserves naturelles est déjà un pas pour la préservation. Tout plongeur s'étant un peu promené en Méditerranée constate sans difficulté que les îles de Porquerolles et Port-Cros montrent un foisonnement de vie sous-marine que peu de places connaissent encore en Méditerranée. Le dernier recensement des mérous fait monter le nombre d'individus repérés à 410.
Pendant 4 jours, sur des fonds allant jusqu'à 40m, des plongeurs et apnéistes se sont relayés pour l'estimation. La présence d'un nombre important de mérous juvéniles semblent indiquer que l'espèce se reproduit localement, un sujet bien incertain il y a quelques années.
Aussi, la population semble se stabiliser. 85 individus en 1993, 165 en 1996, 299 en 1999 et 410 en 2002 laisse supposer qu'après s'être accrue rapidement ces dix dernières années, la population semble établie sur son territoire protégé. Espérons qu'elle essaime et serve de base pour repeupler d'autres régions côtières où il est bien rare d'avoir la chance de croiser un mérou !
|
|
Encore un !
En Europe, on accumule : Décembre 1999 l'Erika, fin 2000 le chimiquier Levoli Sun, aujourd'hui le Prestige. 77 000 tonnes de fuel lourd, un produit bien polluant provenant des fonds de colonnes de distillation menace les côtes de Galice. Navire agé de 26 ans, pavillon de complaisance des Bahamas, propriétaire non identifiable, toujours le même scénario qui se reproduit…
Bien sur, les déjections d'hydrocarbures en mer suite à des accidents maritimes ne représentent que 5% à 10% du total des produits pétroliers qui se retrouvent dans les océans.
Malheureusement, elles sont localisées et meme si elles ne mettent pas en danger l'écologie de l'ensemble des océans, elles dégradent significativement une région côtiere, et font payer un tribut important aux populations locales. Pour le cas, la Galice est un gros producteur de coquillages et cette catastrophe coûtera le prix fort. Le tourisme en souffrira aussi. A quand l'entrée en vigueur des directives européennes de contrôle des transports maritimes d'hydrocarbures ?
Quelques informations sur les pollutions marines ?
|
|