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Pour que l'enrichissement de l'air profite à tous les plongeurs
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Préambule
Le Nitrox
L'hyperoxie
Profondeur Limite
Décompression
Ordinateur
Avant la plongée
Oxygène toxique
Fais le toi même
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Jadis, on mettait bêtement de l'air dans sa bouteille pour descendre plonger. Rien à redire à cela, l'essentiel est atteint : respirer sous l'eau et s'en mettre plein les mirettes avec toutes les bestioles bizarres qui vivent sous la surface. Certains, parmi ces gens qui laissent parfois leurs noms dans l'histoire, ont eu l'idée d'ajouter différentes substances à cet air un peu insipide et abondamment dilué dans ce gaz inutile et gênant que l'on connaît sous le nom d'azote. Les fanatiques de cocktails exotiques essayèrent le rhum pour améliorer la stabilité de leur évolution sous-marine, alors que d'autres voulurent y adjoindre des gaz légers tel que l'hélium afin de rendre leur respiration plus fluide dans les grandes profondeurs où l'air devient si poisseux que le plongeur a l'impression de respirer au fond d'un pot de miel. Dans cette ligné d'expériences progressives, certains rajoutèrent simplement de l'oxygène en se disant qu'ainsi ils respireraient moins de ce stupide azote qui risque de mener les plus maladroits ou les plus imprudents vers le caisson de recompression le plus proche.
Alors, rajouter de l'oxygène pour enlever de l'azote… Oui, parce que si on veut retirer un peu d'azote, il faut bien mettre quelque chose à la place et il n'était pas raisonnable de choisir la nicotine comme remplaçant, ou toute autre substance que le contemporain adore pourtant respirer. L'azote, on le sait, ne sert à rien. Il fait juste se dissoudre dans notre corps lors d'une plongée. En remontant, nos tissus restituent le trop plein emmagasiné et notre corps rentre donc en phase de désaturation (dégazage, décompression…). Si on respecte bien les tables ou l'ordinateur de décompression, pas de problème. Néanmoins, il a quand même fallu rester un quart d'heure à trois mètres pour lisser la décompression, la plongée de l'après-midi sera plus courte parce que tout cet azote sera encore en partie présent lors de la prochaine plongée et, en plus, inutile de penser sortir ce soir parce que cette décompression est tellement fatiguante qu'à dix heures tout le monde sera au lit.
Finalement, il n'était pas si bête que ça le type qui a eu l'idée de rajouter un peu d'oxygène dans l'air pour éviter d'ingurgiter tout cet azote dont le plongeur n'a que faire. En plus, ce dernier ne s'en rend pas vraiment compte, mais passé 20 mètres, l'azote en question n'aide pas à garder ses idées claires, ses facultés d'analyse et de raisonnement affûtées et un mental vif et réactif bien utile en plongée. Plus profond, c'est encore une autre histoire… Alors, on se laisse tenter par un petit coup de nitrox ? Pas de panique, bien que l'idée, le développement des techniques et la mise au point des pratiques viennent du monde de la plongée professionnelle et militaire, et que la secte des plongeurs techs s'est empressée de mettre le grappin dessus, le nitrox ne demande aucune prouesse technique pour être utilisé, et les connaissances qu'il requière pour une pratique en toute sécurité sont très minimes. Loin d'être un gadget technologique réservé aux plongeurs de combat ou aux scaphandriers de la guerre des étoiles, la plongée nitrox s'adresse à tout un chacun, et surtout à ceux qui ont comme désir de profiter plus de leurs plongées que de leurs paliers, et de garder une distance de sécurité accrue avec le dangereux animal qu'est l'accident de décompression. Que vous soyez dans une forme très moyenne, un peu avancé dans l'âge, malgré vous pratiquant de profil de plongée " yoyo " (les moniteurs adorent faire cela pendant leurs cours) ou seulement adepte d'un confort qui vous pousse à préférer votre bien être plutôt que ce léger coma qui embrume le plongeur à son retour en surface, le nitrox est pour vous. Sinon, lisez quand même la suite, peut être y trouverez-vous vous aussi une raison valable d'arrêter de vous gaver de cet azote dénué d'intérêt.
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